Miracle dans la Jungle
Écrit par Rubina M.   
27-03-2007
couverture du livre

Titre du livre : Miracle dans la Jungle
Auteur : Joanne Shetler / Patricia Purvis

I. Avant la mission

Joanne Shetler naît dans une famille chrétienne. Elle grandit dans une ferme du sud de la Californie, avec ses frères.

C'est au club biblique qu'elle accepte Jésus comme son Sauveur, à l'âge de 11 ans. Plus tard, en découvrant qu’il y a un grand besoin de faire connaître l’Evangile au monde, elle décide de devenir missionnaire et commence à prier pour ses futures missions et pour les gens qu’elle rencontrera.

II. Préparation et formation

Elle décide de suivre des études dans un institut linguistique pour pouvoir traduire la Bible. Elle entre dans le groupe Wycliffe des traducteurs de la Bible et participe à un camp d’entraînement dans la jungle du Mexique méridional, où elle rencontre Anne Fetzer avec qui elle fera équipe. Ensemble, elles apprennent à construire un abri, un four, à sympathiser avec le peuple. La formation se termine par un entretien individuel.

Suite à cet entretien, Joanne est envoyée au Guatemala pour une durée d’un an : elle séjourne dans une famille de missionnaires où elle apprend à communiquer avec les gens mais aussi à les soigner.
A la fin de l’année, elle reçoit une lettre de son amie Anne qui cherche une équipière pour les Philippines : elle accepte.

III. Débuts de la Mission aux Philippines

Arrivées aux Philippines le 20 février 1962, à Manille (dans le Sud de l'île de Luçon [carte des Philippines]), Joanne et Anne sont envoyées à Botac (dans le Nord), chez les Balangaos. Là, elles sont introduites auprès de M. Mariano Canao Lucasi un vieux Balangaos, porte-parole du village, qui maîtrise l’anglais, connaît les gens de la mission et qui les aidera dans la traduction de la Bible. Peu après leur arrivée, Canao leur déclare qu’il sera leur père. Mais Joanne et Anne commencent par l’appeler « oncle ». Ce n’est que plus tard, le connaissant mieux, qu’elles l’appelleront « Ama » c’est-à-dire « père ».

Activités:
Les missionnaires ont deux activités principales :

  • La première, c’est la traduction de la Bible. Pour cela, elles sont aidées par Ama et par Tekla, une femme qui cherche Dieu et qui a arrêté de faire des sacrifices aux esprits, croyant par là que Dieu se révélera à elle.
  • La seconde activité des missionnaires, c’est l'assistance aux accouchements.

Difficultés :
Le principal problème des Balangaos est qu'ils craignent beaucoup les mauvais esprits qui exercent leur puissance sur eux. (Plusieurs exemples sont décrits dans le livre.)
Après un an passé aux Philippines, Anne Fetzer retourne aux Etats-Unis rejoindre son futur mari. Les Balangaos entourent beaucoup Joanne car ils ont peur qu’elle meure de chagrin.

Premières conversions :

  • Andrea voulait un enfant. En participant à la traduction de l’évangile de Marc elle est convaincue que Jésus a le pouvoir de chasser les démons. Elle se convertit (2ème convertie après Tekla) et demande un enfant à Dieu. Il l’exauce et lui accorde une fille, Melisa.
    En 1967, Joanne repart pour neuf mois en Californie, après cinq ans d’absence. Elle partage ses soucis et ses frustrations avec les chrétiens de l'église qui comprennent qu'ils doivent s'engager dans un combat spirituel.
  • La conversion d'Ama a également un impact important : en ouvrant au hasard la Bible en anglais, il tombe sur la généalogie de Matthieu 1 : c’est pour lui une révélation de la véracité de la Bible ! En vérifiant la traduction de 1 Jean, il réalise « combien ces paroles sont bonnes », et souhaite les partager.
    Suite à la conversion d’Ama, beaucoup se convertissent à Botac (ainsi que dans un village voisin) : la première église est née.

Joanne enseigne les Balangaos mais elle souhaite que le dimanche, ce soit des hommes qui enseignent la Parole. Personne ne se sent capable de le faire. Lors de la traduction de 1 Timothée 2 : 12[1], Ama prend conscience de sa responsabilité.

IV. Croissance de l'Eglise Balangao

Témoins de la puissance de Dieu : Chalinggay et Forsan, médiums spirites, se convertissent suite à une lutte avec les esprits. Ce n'est que lorsqu'elles reconnaissent leurs péchés et qu’elles acceptent Dieu, que les esprits les laissent tranquilles.
Leur histoire se répand très vite dans la région, et dès le dimanche, de soixante participants à l’église, on passe à plus de deux cents.

Prières : Les Balangaos, qui prient lors de leur conversion, ne cherchent plus à prier Dieu pour le remercier ou pour lui confier leurs soucis. Ceci préoccupe Joanne qui en fait un sujet de prière. Dieu utilise alors un accident d'hélicoptère. L’accident se produit lors du transport des matériaux de construction d’un hôpital. L’un des passagers, le Docteur Lim est blessé et mourra de ses blessures. Joanne est blessée aux yeux. Les Balangaos se mettent alors à prier pour qu’elle ne devienne pas aveugle. Ils sont assidus à la prière. Joanne est exaucée.

Expansion : Les Balangaos commencent d'eux-mêmes l'évangélisation des villages alentours. Une conférence biblique annuelle est organisée, permettant de réunir des Philippins de tous les horizons. De plus en plus de missionnaires balangaos sont envoyés dans des villages, des baptêmes ont lieu...

1976 : Pendant l’été, Joanne se rend en Australie pour donner des cours de grammaire à l’Institut de linguistique. Elle y rencontre Robyn Tenney, une infirmière-sage-femme qui se forme pour l’enseignement de la lecture. Après sa formation Robyn viendra assister Joanne dans son travail et se consacrera notamment à la rédaction de livres de lecture et à la production de manuels pour les enseignants, laissant à Joanne et à ses assistants balangaos le travail de traduction. Côté médecine, Robyn et Joanne se partagent aussi le travail.

1979 : Joanne termine la traduction du Nouveau Testament et en commence la révision (cohérence des termes utilisés, orthographe, grammaire...) qui durera jusqu’en décembre 1981.

24 juillet 1982 : Le Nouveau Testament est publié en langue balangao.

Au total, Joanne a passé vingt années chez les Balangaos pour la traduction du Nouveau Testament. Elle constate avec joie que les Balangaos n'ont plus besoin d'elle, puisqu'ils ont désormais accès à la Parole de Dieu dans leur propre langue.

Elle rentre en Californie mais elle reviendra aux Philippines en tant que responsable du département d’anthropologie de la mission Wycliffe.

« Nous avons de nombreux sujets de reconnaissance au sujet de ce livre, dit Masa-aw. Le premier est la patience et la persévérance de ceux et celles qui sont venus jusqu’à nous pour que ce Livre parle notre langue balangao.
Mais plus encore c’est que des gens croient ce Livre. Rien n’importe davantage. La vérité surpasse toute autre vérité.
Certains disent : Quand Juami[2] repartira, on ne parlera du Livre. C’est ce qu’ils pensent ! Ce serait vrai si nous suivions simplement des êtres humains. Mais si c’est à ce Livre que nous nous attachons, le risque qu’il retombe dans l’oubli est inexistant. »


[1]1 Timothée 2:12 - « Je ne permets pas à la femme d’enseigner, ni de prendre de l’autorité sur l’homme ».
[2]Juami est le nom balangao de Joanne.



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Dernière mise à jour : ( 31-03-2007 )