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Lettre aux Hébreux – Vue d'ensemble Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par André T.   
24-12-2012

Introduction

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La lettre aux Hébreux[1] est très riche, mais elle n’est pas toujours facile à comprendre sans une vue d'ensemble.

Cette brève étude n’a donc pas pour but d’entrer dans les détails mais de donner une vue générale, ce qui m’a personnellement été très utile non seulement pour mieux comprendre cette lettre mais aussi pour mieux me rappeler de son contenu. Connaître des passages isolés rend difficile de situer leur origine. Une vue globale permet de mieux les situer, retenir et comprendre.

Auteur, destinataires, date de rédaction et but.

L’auteur n’est pas précisé. Le style est proche des lettres de Paul – long développement de doctrine, suivi d’exhortations pratiques ; insistance sur la justification par la foi.

Cette lettre est écrite à des Hébreux comme son titre l'indique, c'est à dire à des Juifs. Ces Juifs sont des croyants, des chrétiens, puisque l'auteur les appelle « frères saints » (3 : 1). La lettre est écrite à une époque où le temple de Jérusalem existait encore[2] : l'auteur utilise le présent pour parler du temple, des prêtres, du culte lévitique[3]. Les sacrifices étaient encore pratiqués (9 : 9 ; 10 : 2-3, 11).

Quel est le but de cette lettre ? Le message de cette lettre est : « Christ est meilleur » (11 : 40, 12 : 24). Christ est meilleur que les anges, meilleur que Moïse et Josué ; Christ est supérieur aux prêtres[4] de l'Ancienne Alliance, et son sacrifice est meilleur que les sacrifices faits dans le temple. L'épitre est vraisemblablement destinée à des chrétiens Juifs qui sont troublés et qui ont besoin qu'on en revienne aux bases de la foi en Christ (5:12).

Le style est pédagogique : point par point, l'auteur argumente, en s'appuyant sur des passages de l'Ancien Testament. A cinq reprises, il émet des avertissements très sévères pour tous ceux qui refuseraient la nouvelle alliance. On en conclut que certains de ces Juifs chrétiens avaient une forte tentation de revenir au culte lévitique. L'auteur va expliquer que c'est strictement impossible.

Une tentation bien compréhensible

Aujourd'hui il nous paraît évident qu'aucun retour au Judaïsme n’est possible mais il faut se remettre dans le contexte de l'époque.

Imaginez : il y avait toujours les sacrifices qui se déroulaient dans le temple, avec le grand prêtre, le sacrifice annuel, etc. Toutes les ordonnances du Lévitique étaient scrupuleusement suivies, à la lettre, dans le temple de Jérusalem. Les Juifs connaissaient bien la loi. Ils étaient fiers d’avoir reçu la loi de Dieu. Ils avaient reçu de Dieu l’ordre de respecter cette loi, de la transmettre à leurs enfants (Deutéronome 4, en particulier le : 9).[5] Bref, les Juifs étaient extrêmement attachés à la loi de Dieu, aux sacrifices, aux prêtres.

Le message de l'évangile dit : plus besoin de tout cela, Jésus est notre propitiation, notre sacrifice. Pourtant, la loi de Moïse venait de Dieu ! La loi avait été annoncée par Moïse, par des anges, confirmée par des miracles ! Est-ce que tout cela était aboli ? C'est la question à laquelle répond l'épitre aux Hébreux.

Faire la part des choses

On peut noter que, bien que la lettre ait été écrite pour répondre à cette question des Juifs chrétiens, elle est pertinente aujourd'hui car une des grandes questions qui trouble les chrétiens est : quelle est la place de la loi de Moïse dans la nouvelle alliance ? Quelle valeur faut-il encore accorder à l'Ancien Testament ?

On trouve souvent des chrétiens qui ne lisent pas l'Ancien Testament sous prétexte que « ça ne nous concerne plus ».

A l'autre extrême on trouve des gens qui utilisent l'Ancien Testament sans le comprendre. Sous prétexte que c’est la Parole de Dieu, doit on appliquer tout ce qu'on y lit ? Il y a des choses dans la Bible qui étaient pour une époque, et l'épitre aux Hébreux est très explicite à ce sujet (9 : 10).

Il est important de faire la différence entre ce qui relevait d'une alliance temporaire, en attendant la venue du Messie, et ce qui relève de l'Alliance Éternelle. Entre ce qui était pour Israël, et ce qui est universel. Entre ce qui est un commandement circonstanciel, et ce qui révèle le caractère de Dieu, qui ne change pas. Sinon on arrive à la confusion.

Comprendre le rôle de la loi a été très difficile pour les chrétiens, en particulier pour les chrétiens d’origine juive. Cela se voit dans les Actes des Apôtres (Actes 21 : 18-25). C'est un thème qui revient dans Romains, Galates, Corinthiens : quel est le rôle de la loi ? Ce thème est hautement polémique. Et dans la lettre aux Hébreux, l'auteur reprend le problème au tout début car le risque qu'il dénonce est carrément un abandon de la foi dans le sacrifice de Jésus.

L'épitre aux Hébreux nous montre combien l’Ancien Testament et le Nouveau sont liés. L'un ne va pas sans l'autre. La parole de Dieu forme un tout, et on voit dans l'épitre aux Hébreux que l'Ancien Testament est la parole de Dieu, l'auteur le cite tout le temps ! Si vous avez une édition de la Bible qui met en italique les citations de l'Ancien Testament vous réalisez vite combien le texte en est truffé. Les Écritures ne parlent pas en vain. Mais il s'agit de les comprendre. L'Ancien Testament est là pour préparer la venue de Jésus, et toutes choses sont accomplies en Jésus.

La supériorité de Christ et de la nouvelle alliance

Méthodiquement, l’auteur compare Christ et son ministère à ce que les Juifs connaissent bien : Moïse, les sacrifices, le grand prêtre[6]. Il argumente avec le schéma suivant :

  1. Une comparaison : Christ est supérieur.
  2. Une conséquence implicite : le message de Christ est supérieur à celui de l’Ancienne Alliance
  3. Une conséquence directe : écoutez le message de Christ
  4. Un avertissement : si désobéir à l’Ancienne Alliance était grave, désobéir à la Nouvelle Alliance est encore plus grave.

Christ est supérieur aux anges (Hébreux 1 et 2)

Ces deux premiers chapitres s’articulent autour des versets suivants :

Hébreux 2 : 2 « Car, si la parole annoncée par des anges a eu son effet, et si toute transgression et toute désobéissance a reçu une juste rétribution, 3 comment échapperons-nous si nous négligeons un si grand salut ? »

Il faut savoir que « la parole annoncée par des anges », c’est la loi de Moïse. Si cela ne nous est pas évident, ce l’était pour tout lecteur juif. (Cf. Actes 7 : 53 : « vous qui avez reçu la loi d’après des commandements d’anges... » et Galates 3 : 19 : « Pourquoi donc la loi ? […] elle a été promulguée par des anges, au moyen d’un médiateur. »[7])

Le chapitre 1 est souvent utilisé – à raison – pour démontrer la divinité de Jésus ; mais ici le but de l'auteur est en fait de montrer la supériorité de Jésus sur les anges, afin de démontrer que le message de Jésus est supérieur au message des anges ; c'est à dire, que la Nouvelle Alliance est supérieure à l'Ancienne, que la grâce est supérieure à la loi. L’argument de l’auteur est le suivant :

  1. Comparaison : Christ est supérieur aux Anges (chapitre 1)
  2. Conséquence (« c’est pourquoi » 2 : 1): Le message de Christ est supérieur aux messages des anges.
  3. Avertissement : Ceux qui ont refusé le message des anges (la loi) ont obtenu une punition ; ceux qui refusent le message de Christ (le salut par grâce) obtiendront une punition supérieure.

Christ est supérieur à Moïse et Josué (Hébreux 3 : 1-4 ; 3 : 13)

Moïse était « le » héros des Juifs. Les exemples qui suivent montrent l’attachement que les Juifs avaient pour Moïse et son enseignement :

  • Jean 5 : 45 « Ne pensez pas que moi je vous accuserai devant le père; celui qui vous accuse, c’est Moïse, en qui vous avez mis votre espérance. »
  • Jean 9 : 28 « Ils l’injurièrent et dirent: C’est toi qui es son disciple; nous, nous sommes disciples de Moïse. »
  • Actes 6 : 11 « Alors ils soudoyèrent des hommes qui dirent: nous l’avons entendu proférer des paroles blasphématoires (injurieuses) contre Moïse et contre Dieu. »
  • Actes 6 : 14 « Car nous l’avons entendu dire que Jésus, ce Nazaréen, détruira ce lieu, et changera les coutumes que Moïse nous a données. »

Il était donc nécessaire de souligner les choses, et d’insister sur la supériorité de Christ, et c’est ce que l’auteur fait de deux façons :

  1. Hébreux 3 : 3 « Christ a été jugé digne d’une gloire d’autant supérieure à celle de Moïse que celui qui a construit une maison a plus d’honneur que la maison même. »
  2. Hébreux 3 : 5 « Moïse était un serviteur de la maison, Christ est le Fils à la tête de la maison. »

La supériorité de Christ étant maintenant prouvée, on retrouve la même construction logique :

  1. Comparaison : Christ est supérieur à Moïse (3 : 3-6) – et à Josué (4 : 8)
  2. Conséquence (« c’est pourquoi » 3 : 7) : « Si vous entendez sa voix, n’endurcissez pas vos cœurs. »
  3. Avertissement (« prenez garde » 3 : 12) : Les Israélites avaient Moïse, mais ils sont morts dans le désert. Si vous rejetez Jésus, qui est supérieur à Moïse, quel pire châtiment vous attend ?

Christ est supérieur aux grands-prêtres Lévitiques (Hébreux 4 : 14 à 8 : 6 et 9 : 1-28)

A partir d’Hébreux 4 : 14 jusqu'à Hébreux 10 : 22 Jésus est présenté comme le nouveau prêtre, le grand-prêtre, ou le souverain sacrificateur. Il est le médiateur d'une meilleure alliance et accomplit son service dans un meilleur tabernacle (chapitre 9).

Tout comme le grand-prêtre, il a été tenté et peut donc compatir à nos faiblesses (4 : 15). Mais contrairement au grand-prêtre, il n'a jamais péché et n'a donc pas besoin d'offrir une offrande pour ses propres péchés (4 : 15, 7 , 27-28). Contrairement aux prêtres il ne meurt pas ! (7 : 25)

Hébreux 7 : 17 à 8 : 1 mentionnent les points les plus importants, en particulier :
8 : 1 « Le point capital de ce qui vient d’être dit, c’est que nous avons un tel souverain sacrificateur, qui s’est assis à la droite du trône de la majesté divine dans les cieux... »

On voit également la mention d'une meilleure alliance (7 : 22)

L’argumentation commence au chapitre 4. Au chapitre 7 se trouvent de longues explications sur la supériorité du ministère de Melchisédek.

De Hébreux 5 : 11 à 6 : 12 nous avons une parenthèse avec un troisième avertissement. L’interprétation de ce verset est difficile. Quel est le contexte  ? L’auteur est en train de parler de la supériorité de Christ sur le grand prêtre (souverain sacrificateur). Etant donné la structure logique de l’argumentation de l’auteur, on s’attend à un avertissement pour ceux qui refuseraient de croire que Christ est le nouveau grand prêtre. En Hébreux 6 : 6 l'auteur parle de « crucifier de nouveau pour eux-mêmes le Fils de Dieu et le déshonorer publiquement ». Qui sont ceux qui ont crucifié Christ ? Le grand prêtre Caïphe a eu un rôle majeur dans la crucifixion du Messie (Jean 18 : 24). Refuser Christ comme grand prêtre, c’est se ranger du côté de Caïphe, et approuver la crucifixion du Seigneur. Ce n’est pas une option pour le Chrétien.

Une meilleure alliance (Hébreux 8 : 6-13)

Hébreux 8 : 7 « En effet, si la première alliance avait été sans défaut, il n’aurait pas été question de la remplacer par une seconde. »

On se sent gêné de dire qu'une alliance proposée par Dieu n'était pas parfaite. Mais le reproche n'est pas du côté de Dieu, il est du côté de l'homme. Cette imperfection de la première alliance est expliquée par Paul :
Actes 13 : 38 « Sachez donc, hommes frères, que c’est par lui que le pardon des péchés vous est annoncé, 39 et que quiconque croit est justifié par lui de toutes les choses dont vous ne pouviez être justifiés par la loi de Moïse. »

En 2 Corinthiens 3 : 7 , Paul dit que la loi a un ministère de mort – elle ne donne pas la vie.
Voyez également Romains 7 : 7-14.

La loi parfaite de Dieu se trouve avoir un ministère de mort, condamnant quiconque n'est pas parfait. La loi est parfaitement juste et condamne tout homme – elle ne permet pas de salut pour le pécheur. C'est en cela que la nouvelle alliance est meilleure.

Un meilleur sacrifice (Hébreux 9 : 25 à 10 : 31)

Le sacrifice de Jésus-Christ règle la question du péché. Par son sacrifice Jésus nous rend saint une fois pour toutes. C'est la glorieuse vérité de la justification – nous sommes au bénéfice de la perfection de Christ. Le prix du péché est entièrement payé par Jésus-Christ notre Sauveur.

Les sacrifices d'animaux n'étaient qu'une image. Ils ne peuvent pas enlever le péché (10 : 4; 10 : 11) À chaque fois que quelqu'un péchait il fallait faire un nouveau sacrifice. Jésus, lui, a payé pour tous nos péchés ; les sacrifices n'ont plus lieu d'être.

Etant rendus saints une fois pour toutes (10 : 10), nous n’avons plus besoin d'offrandes pour le péché (10 : 18). On a ensuite un 4ème avertissement (10 : 26-31) que je comprends dans la même ligne d'idée que les 3 premiers. Rappelons ici les 3 premiers avertissements :

  1. « comment échapperons-nous si nous négligeons un si grand salut ? » Hébreux 2 : 3
  2. Ne soyez pas incrédules.
  3. Il est impossible de crucifier à nouveau Christ.

Ce 4ème avertissement est : si vous refusez la valeur du sang de Christ, il ne reste plus de sacrifice pour le péché. Il n'est pas possible de revenir aux sacrifices de l'Ancienne Alliance.

Pour le Juif pieux qui n'avait pas connaissance de la venue de Jésus, les sacrifices étaient l'expression de la foi, la reconnaissance du péché personnel, de la justice de Dieu ; le salut était par la foi, mais les sacrifices étaient un signe de foi et d'obéissance à Dieu. C'était la voie à suivre. C'était le plan de Dieu. Pour celui qui a reçu la connaissance de la vérité, par rapport à Christ, il n'y a pas de retour possible à cette ancienne voie. Le rejet du salut en Christ est le rejet du plan de Dieu, et la marque d'une absence de foi réelle.

Je le redis différemment : Dans l'Ancienne Alliance, la foi, la repentance et la confession des péchés étaient manifestés par les sacrifices, qui rappelaient le souvenir du péché et le besoin d'une propitiation. Par contre, une fois mis au courant de la venue de Jésus et de l'accomplissement de la loi et des prophéties, l'ancien système est caduc. Le Juif ne peut pas choisir de continuer dans la loi lévitique, ce serait rejeter le plan de Dieu.

Celui qui avait violé la loi de Moïse était passible de mort, pour avoir refusé de se soumettre à Dieu ; à plus forte raison Dieu condamnera celui qui refuse le salut offert en son Fils Jésus-Christ.

C'est par la foi (Hébreux 11)

C'est là-dessus que se fait la transition sur le chapitre 11 qui est sûrement le chapitre le plus connu de cette lettre aux Hébreux. Chapitre très, très riche, mais regardons-le un peu en lumière du contexte.

L'auteur a montré la supériorité de Christ, de la nouvelle alliance, du sacrifice de Christ, et vient de mettre en garde contre le rejet de ce sacrifice. Maintenant, il revient à tous ces héros dont les Juifs étaient si fiers ; et il va montrer qu'ils ont agi non par respect de la loi de Moïse, mais par la foi. Non pas la foi dans les ordonnances de la loi, mais la foi en Dieu et en la Nouvelle Alliance.

11 : 4 « C'est par la foi qu'Abel […] fut déclaré juste » - justifié par la foi ! 11 : 7 Noé « devint héritier de la justice qui s'obtient par la foi » ! Pas un mot n’est dit de la loi ou des ordonnances lévitiques. Mais que lit-on aux versets 39 et 40 ? « Ils n'ont pas obtenu » ! Dieu avait en vue quelque chose de meilleur pour nous. Ce passage s'inscrit donc complètement dans l'argumentation de l'auteur : Tous les croyants de l'Ancienne Alliance attendaient une alliance meilleure. Dieu avait promis une alliance meilleure. On arrive au bout de la démonstration de l'auteur : Ceux qui veulent revenir au système lévitique n'ont rien compris à sa signification réelle.

Exhortations diverses. Dernier avertissement.

Une fois ces bases posées, le chapitre 12 prend une allure plus habituelle : diverses exhortations pour les croyants, dans le style des épitres de Paul.

Mais du verset 18 au verset 29, se trouvent de nouvelles comparaisons et un 5ème avertissement – le dernier.

Nouvelles comparaisons : « Vous vous êtes approchés d'une montagne plus grande » ; Le sang de Jésus porte un message meilleur que celui d'Abel.

Nouvel avertissement : Ne refusez pas « d'écouter le sang de Jésus-Christ ». Toujours avec la même logique que dans les autres avertissements : ceux qui ont rejeté le message de Moïse n'en ont pas réchappé. Comment échapperons-nous si nous rejetons le message de Christ ?

Le chapitre 13 continue avec des recommandations diverses, mais on retrouve aussi des conseils qui expliquent l’inutilité de garder les usages de la loi, et des comparaisons qui montrent que toute image de l’ancien culte, trouve un accomplissement en Christ.

Hébreux 13:9 « Car il est bon que le cœur soit affermi par la grâce, et non par des aliments qui n’ont servi à rien à ceux qui s’y sont attachés. »

Et pour ceux qui seraient encore tentés de faire des sacrifices les versets 15 et 16 sont presque ironiques :
Hébreux 13:15, 16 « Par lui (Jésus), offrons sans cesse à Dieu un sacrifice de louange, c’est-à-dire le fruit de lèvres qui confessent son nom. Et n’oubliez pas la bienfaisance et la libéralité, car c’est à de tels sacrifices que Dieu prend plaisir. »

L’auteur semble dire : « Vous voulez vraiment faire des sacrifices ? Très bien, voici les sacrifices que Dieu demande ! »

Conclusion

La lettre aux Hébreux est très riche, et nous l’avons seulement survolée. Nous n’avons rien dit sur des passages parlant du repos de Dieu, de la sacrificature de Mélchisédek… Ce qui voulait être mis en relief, c’était le plan, l’argumentation logique de l’auteur : Cette lettre est une explication claire sur l’Ancienne et la Nouvelle Alliance. L’auteur montre que l’Ancienne Alliance est accomplie en Jésus-Christ, et que, pour ceux qui ont connu le message de l’Évangile, il n’y a pas de retour possible à l’Ancien Testament.


[1] Souvent appelée « épitre aux Hébreux » - une épitre est une lettre, un courrier. Retour au texte
[2] Rappelons que le temple de Jérusalem fut détruit en l’an 70 après Jésus-Christ par les Romains, et qu’il ne fut jamais reconstruit. Après la destruction du temple, les Juifs n’ont plus eu la possibilité de pratiquer les sacrifices. Retour au texte
[3] Le culte lévitique : Le culte que les Israélites pratiquaient dans le temple, en particulier les sacrifices décrits dans le livre Lévitique. Retour au texte
[4] Prêtre : certaines traductions disent « sacrificateurs ». Les prêtres étaient responsables de faire les sacrifices. Retour au texte
[5] L'auteur de l’épitre aux Hébreux connaissait ces passages ; il avait par exemple Deutéronome 4 à l’esprit, voyez les parallèles avec Hébreux 12 : 18-22. Retour au texte
[6] Grand prêtre : souverain sacrificateur Retour au texte
[7] Comparez aussi Galates 1 : 8 « Si un ange du ciel annonçait un évangile s’écartant de celui que nous vous avons prêché, qu’il soit anathème ! » - on retrouve une logique similaire : le message des anges ne peut être substitué à celui de Christ. Retour au texte



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Dernière mise à jour : ( 24-12-2012 )
 
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