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Jeudi 29 juin 2017
Jacob DeShazer Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Anne-Marie T.   
23-07-2011
Jake De Shazer, official USAF photoTitre du livre : War and Grace
Sous-titre : Short biographies from the World Wars
Auteur : Don Stephens
Editeur : Evangelical Press, 2005

L'article qui suit est le résumé du chapitre 7, biographie de Jacob DeShazer.
1. Jeunesse

Jacob DeShazer est né en 1912, dans une famille chrétienne de l'Orégon, aux États-Unis. Son père meurt alors qu'il n'a que deux ans. Sa mère se remarie avec un homme honnête, agriculteur de son métier. Jacob fréquente régulièrement l'église méthodiste avec ses parents et va à l'école du dimanche.

Cependant c'est un enfant rebelle. Il fait souvent l'école buissonnière. La religion ne l'intéresse pas.

2. Dans l'armée

Devenu adulte, il montre peu d'intérêt pour les métiers qui s'offrent à lui. Il décide donc de s'engager dans l'armée de l'air où il trouve un emploi stable et rémunérateur.

On est en 1940. Les États-Unis sont en paix. Pour les soldats, la vie militaire est faite d'entraînements et de longues heures creuses. DeShazer mène alors la vie d'un soldat célibataire : il sort beaucoup et s'adonne à la boisson.

Mais en décembre 1941, les Japonais bombardent Pearl Harbor. Les États-Unis entrent en guerre. DeShazer qui a le goût de l'aventure, se porte volontaire pour une opération spéciale dont il ignore encore l'objectif. Ainsi il se retrouve parmi les quatre-vingts aviateurs engagés à bord de seize avions bombardiers. Pendant un mois, sur une base de Floride, ils s'entraînent au décollage sur des pistes très courtes. Seul leur chef, le lieutenant-colonel Doolittle, connaît la raison de cet entraînement particulier.

3. L'opération Doolittle

Enfin arrive l'ordre de rejoindre San Francisco où les seize bombardiers sont hissés à bord d'un porte-avion, le Hornet ; et c'est alors que les hommes prennent conscience de leur mission. Le 2 avril 1942, le Hornet prend la mer, accompagné d'une flottille de quinze bateaux de combat. Direction : le Japon. C'est l'enthousiasme.

L'objectif de l'opération est donc de bombarder plusieurs grandes villes japonaises. Le 18 avril, les avions décollent du Hornet. Jacob DeShazer se trouve à bord du dernier bombardier qui s'envole pour accomplir sa mission.

Après avoir lâché ses bombes sur Nagoya, le bombardier poursuit son vol au-dessus de la Chine, espérant aller au-delà de la zone occupée par les Japonais. Mais le carburant vient à manquer et les cinq hommes de l'équipage sont contraints de sauter en parachute. Tous sont capturés par les Japonais. Trois autres membres de l'opération dont l'avion s'est abîmé en Mer de Chine, sont également faits prisonniers.

4. En prison, le tournant

Aux mains de la 'Kempeitai' —équivalent japonais de la Gestapo— les huit prisonniers américains sont soumis à une parodie de procès. Trois d'entre eux sont condamnés à mort.

Peu après, un quatrième meurt du béri-béri et de malnutrition. Les quatre survivants plongent alors dans le désespoir. DeShazer lutte pour rester sain d'esprit. Il est envahi par la haine du Japonais.

Cependant les autorités semblent vouloir les garder en vie. Suite à la mort de leur camarade, les prisonniers perçoivent une très légère amélioration de leurs conditions de vie. Dans leur prison de Nankin, on leur apporte quelques livres, dont une Bible.

Aucun des quatre prisonniers n'est croyant, mais pour chacun d'eux la Bible est un moyen de recouvrer la raison.

En mai 1944, c'est au tour de DeShazer d'avoir la Bible en main. Le garde la lui prête pour trois semaines. C'est le tournant de sa vie :

« Je commençai à lire avec avidité. Chapitre après chapitre mon cœur était pris par la lecture. Lorsque j'arrivai aux livres des prophètes, je trouvai que chacun semblait centré sur un Rédempteur divin qui délivre du péché, un envoyé du ciel qui viendrait au monde comme un enfant. Ces écrits me fascinaient tellement que je les lus encore et encore avec le plus grand sérieux, jusqu'à six fois. Puis je poursuivis ma lecture dans le Nouveau Testament, et là je lus la naissance de Jésus-Christ, celui qui a accompli toutes ces prophéties d'Esaïe, de Jérémie, de Michée, et des autres écrivains de l'Ancien Testament. Mon cœur fut dans la joie lorsque je découvris que cela était confirmé dans Actes 10:43 : " Tous les prophètes rendent de lui le témoignage que quiconque croit en lui reçoit par son nom le pardon des péchés." Après avoir lu attentivement ce livre des Actes, je continuai avec l'étude de l'épître de Paul aux chrétiens de Rome.

C'est le 8 juin 1944 que je compris ces mots de Romains 10:9 qui se présentèrent soudain à mes yeux : "Si tu confesses de ta bouche le Seigneur Jésus, et si tu crois dans ton cœur que Dieu l’a ressuscité des morts, tu seras sauvé." A ce moment même, Dieu m'accorda la grâce de lui confesser mes péchés, et il me pardonna et il me sauva par Jésus-Christ. Je retrouvai plus tard cette même promesse dans sa Parole, dans 1 Jean 1:9 : "Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner, et pour nous purifier de toute iniquité."

Combien mon cœur se réjouit de cette vie nouvelle malgré les terribles souffrances qu'endurait mon corps, à cause des coups et du manque de nourriture. Je découvris alors que Dieu m'avait donné de nouveaux yeux ; en regardant les officiers et les gardes japonais qui nous avaient affamés et battus si cruellement, je constatai que ma haine amère était changée en pitié mêlée d'amour... Je lus dans ma Bible que ceux qui crucifiaient Jésus l'avaient battu et avaient craché sur lui avant qu'il soit cloué sur la croix, et que dans ce moment de souffrance incroyable, Jésus pria tendrement pour eux : "Père, pardonne-leur, car ils ne savent ce qu'ils font." Alors, du fond de mon cœur, je demandai aussi à Dieu de pardonner mes bourreaux... »

Dès lors, la foi de DeShazer est souvent mise à l'épreuve. Mais, en rendant le bien pour le mal, il constate un changement dans le comportement de son gardien.

Les quatre prisonniers survivent encore un an à Nankin. Le 15 juin 1945, ils sont transférés à Pékin, dans une prison de la 'Kempeitai'. Les ulcères font irruption. DeShazer sombre dans le délire. Les prisonniers approchent de la mort. C'est alors qu'arrive un ordre des autorités japonaises, et DeShazer reçoit une injection de vitamines. Les durs traitements s'adoucissent.

5. La liberté... et le service

Avant même sa libération, DeShazer ressent un appel missionnaire pour le Japon. Il ne voit pas encore clairement son avenir, ne sachant pas s'il a les compétences ou non, mais il veut faire la volonté de Dieu.

Enfin, le 20 août 1945, DeShazer et ses trois compagnons sont libérés. C'est la fin de quarante mois de souffrances continues. C'est le retour dans sa famille, puis un séjour à l'hôpital. Tout le monde l'interroge ; on veut connaître son histoire. Le changement qui s'est opéré dans sa vie est manifeste.

Après avoir repris des forces, il commence une formation missionnaire dans une école biblique. Il se marie. En 1948, avec son épouse, il s'envole pour le Japon, avec un tout autre objectif que celui de 1942.

DeShazer a raconté son histoire dans une simple brochure intitulée "J'étais un prisonnier du Japon", imprimée en japonais et largement diffusée après-guerre. Distribuée en gare de Tokyo, elle fut remise à Mitsuo Fuchida, celui-là même qui avait dirigé l'attaque sur Pearl Harbor. Extrêmement touché par cette brochure, Fuchida a acheté une Bible et l'a lue. Lui aussi a mis sa vie en règle avec Dieu. C'est ainsi que Fuchida et DeShazer sont devenus deux frères, deux amis.

DeShazer a passé 30 ans de sa vie au Japon. Il a fondé une église à Nagoya et il a eu la joie de voir que le gardien de la prison de Nankin, celui qui leur avait donné la Bible, était devenu chrétien.

« Mais maintenant, en Jésus-Christ, vous qui étiez jadis éloignés, vous avez été rapprochés par le sang de Christ. »
Ephésiens 2:13

DeShazer est mort aux États-Unis, en 2008, à l'âge de 95 ans.


Publié avec l'aimable autorisation de sa fille, Madame Carol Aiko DeShazer Dixon. Plus d'informations sont disponibles en anglais sur le site www.jacobdeshazer.com.




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Dernière mise à jour : ( 15-09-2012 )
 
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