Jésus lui dit: Je suis le chemin, la vérité, et la vie.
Nul ne vient au Père que par moi.
Jean 14:6
  • Français
  • English

Église Évangélique
50, rue du Maréchal Joffre
92700 Colombes, FRANCE
Culte : dimanche 10h30
 Home
Main Menu
Home
Reflection
History
Mission
Links
Contact
Centre Vinet
Lastest Articles
Online Bible

Currently
Advertisement
Samedi 16 décembre 2017
Crainte de Dieu ou crainte des hommes ? PDF Print E-mail
Written by Daniel T.   
lundi, 06 avril 2015
Le message du salut chez le prophète Jérémie
Image

Jérémie 1 : 17 : « … Et toi, ceins tes reins et lève-toi, et dis-leur tout ce que je t’ordonnerai. Ne tremble pas en leur présence de peur que je ne te fasse trembler devant eux. »

Jérémie 17 : 14 à 18 : « Guéris-moi, Eternel, et je serai guéri ; Sauve-moi, et je serai sauvé ; Car tu es ma gloire. Voici, ils me disent : Où est la parole de l’Eternel ? Qu’elle s’accomplisse donc ! Et moi, pour t’obéir, je n’ai pas refusé d’être pasteur ; Je n’ai pas non plus désiré le jour du malheur, tu le sais ; Ce qui est sorti de mes lèvres a été découvert devant toi. Ne sois pas pour moi un sujet d’effroi, Toi, mon refuge au jour du malheur ! Que mes persécuteurs soient confus, et que je ne sois pas confus ; Qu’ils tremblent, et que je ne tremble pas, moi ! Fais venir sur eux le jour du malheur, Frappe-les d’une double plaie ! »

L’Ecriture donne de nombreux exemples d’hommes et de femmes auxquels leur crainte de Dieu a donné de braver les ordres ou les menaces des hommes dans des situations bien précises. On pense aux sages-femmes des Hébreux, refusant d’exécuter les ordres de Pharaon, aux parents de Moïse cachant leur enfant, à Gédéon renversant (de nuit) l’autel de Baal, à David épargnant Saül, à Abdias cachant cent prophètes de l’Eternel en pleine période de persécution, à Jean-Baptiste reprenant Hérode, aux apôtres prêchant malgré l’opposition des dirigeants du peuple. Tous savaient ce qu’était la peur, mais, même au péril de leur vie, ils ont préféré obéir aux ordres de Dieu. Ils avaient une même vision de l’œuvre de Dieu et l’assurance de la rémunération.

A l’inverse, placés dans des circonstances analogues, d’autres ont tenu pour peu de choses les promesses de Dieu, tels Esaü, méprisant son droit d’aînesse, les enfants d’Israël craignant d’entrer dans la terre promise, Saül méprisant par deux fois l’ordre de l’Eternel par crainte des hommes, et oubliant le solennel message donné à Eli quelques années plus tôt : Dieu honorera celui qui l’honore, mais ceux qui le méprisent seront méprisés.

La crainte de Dieu est le commencement de la sagesse, mais, pour l’impie, la crainte de Dieu n’est pas devant ses yeux.

La mission de Jérémie

L’histoire de Jérémie nous montre combien le plan de Dieu nous dépasse. Avant sa naissance, Jérémie a été prédestiné à être semblable à l’image du Fils de Dieu [1], le « germe juste [2] », à préparer sa venue, à participer à ses souffrances. La Parole donnée par Esaïe quelques années plus tôt, il l’aura dans le cœur et en fera l’expérience : « Ecoutez-moi, vous qui connaissez la justice, Peuple, qui as ma loi dans ton cœur ! Ne craignez pas l’opprobre des hommes, Et ne tremblez pas devant leurs outrages. » (Esaïe 51: 7). Jérémie aime Dieu et sa Parole [3], qu’il est amené à proclamer, et il s’en nourrit lui-même d’abord [4].

Jérémie est de la race des sacrificateurs [5] (cf. Jérémie 1:1 – de la lignée d’Éli d’après les données bibliques [6]). Il est mis immédiatement face au plan de Dieu à son égard, et il n’a pas le choix. Le Seigneur l’a établi prophète des nations.

Jérémie sait ce qui l’attend : l’histoire d’Israël et de ses prophètes est à son époque déjà bien avancée [7]. Le message de tous les prophètes, quoique porteur de promesses, est un message de repentance, et il ne plait pas, surtout à un peuple au front dur et au cœur endurci [8], auquel il faut malgré tout l’annoncer. Tous les prophètes sont persécutés [9], et il ne peut l’ignorer.

Mais Dieu lui interdit de trembler (cf. Jérémie 1:17 ; Psaume 68 :29) :

  • D’abord parce que c’est Dieu qui l’appelle et c’est lui qui sera son appui.
  • Ensuite le peuple a besoin d’un exemple de foi et de crainte de Dieu, notamment le reste fidèle qui souffre beaucoup, et qui peut fléchir. Jérémie doit donc être ferme dans sa foi, et démontrer qu’il espère en l’Eternel, comme Esaïe avant lui.
  • Enfin et surtout, c’est le salut du peuple qui est en cause. Dieu veut que tous les rebelles entendent sa Parole, cette Parole qui seule peut sauver les âmes. Dieu ne cesse pas de parler à ceux-là même qui le dédaignent. Jamais notre Seigneur ne s’est lassé de parler aux pharisiens endurcis [10], leur montrant leur péché et leur état de perdition « Mais vous ne croyez pas, parce que vous n‘êtes pas de mes brebis » (Jean 10:26). Il faut donc prêcher pour amener le rebelle à la repentance, pour que ses péchés soient pardonnés et qu’il soit sauvé. Cette prédication n’est pas facile. C’est un combat. Mais Jérémie aime son Dieu et son peuple.

Le courage de Jérémie

A l’époque de Jérémie, le royaume de Juda est tombé très bas. Les bonnes réformes entreprises par Ezéchias et par Josias n’ont pas eu d’effets durables. Le degré de corruption est tel que même les voisins Philistins en rougissent, et que la déchéance du royaume du Nord, dénoncée en son temps, ne semble rien en comparaison de celle de Juda [11].

Le message à annoncer est clair : le jugement de Dieu est là. Accepter le joug du roi païen Nebucadnetsar c’est la vie, le rejeter, c’est la mort.

L’hostilité envers Jérémie va venir de partout. Les gens d’Anathoth, sa ville d’origine, veulent le faire mourir. Le peuple se raille constamment de lui et le nargue même, car les malédictions tardent à s’accomplir. Les faux prophètes adultères et menteurs annoncent une paix trompeuse et, soutenus par certains sacrificateurs, vont jusqu’à demander sa mort. Le roi Jojakim fait brûler la parole de Dieu. Il faut reprendre le roi Sédécias et les chefs qui violent l’alliance de liberté [12]. Les chefs malmènent Jérémie, le frappent, le font arrêter. Finalement Jérémie est emmené de force en Egypte.

Dans ce combat qui s’étend sur des dizaines d’années, il n’y aura pas de grands miracles pour soutenir Jérémie. La mort de trois faux prophètes est toutefois donnée comme avertissement [13].

Tout au long de son ministère, Jérémie va annoncer son message sans jamais le modifier, exhortant ses compatriotes à accepter le châtiment, conséquence de leurs péchés, pour voir s’accomplir les promesses divines. Mais qui va vraiment prendre garde à sa parole ? Qui a la crainte de Dieu devant ses yeux ?

Pour ce qui est de Sédécias, dernier roi de Juda, il a un respect certain pour Jérémie (qui reste malgré tout très prudent à son égard). Cela ne le sauvera pas : quand Jérémie l’avertit clairement que le salut de Dieu consiste à se rendre aux chefs du roi de Babylone, Sédécias hésite. Il craint de se faire livrer aux Juifs passés aux Chaldéens. Jérémie le presse de ne pas refuser de se rendre, c'est-à-dire d’obéir à la parole de Dieu. Sédécias connaît la loyauté de Jérémie. Mais il a peu de conviction, et sa crainte des hommes l’emporte. Il est vrai qu’il aurait fallu affronter les chefs du peuple, qui n’étaient pas du tout prêts à se rendre, qui étaient furieux du message de Jérémie. La fin de Sédécias sera triste.

Un exemple bien différent est celui d’Ebed-Mélec, l’Ethiopien. Cet étranger, pris dans le siège de Jérusalem, a des convictions, et, parce qu’il a confiance en Dieu, il ne craint pas de les exprimer. Quand Jérémie est jeté dans la citerne par les chefs hostiles, il va vers le roi Sédécias qui, toujours par faiblesse et manque de conviction, les a laissé faire, pour parler en faveur de Jérémie. Respectueusement il dénonce le péché des chefs, et reçoit du roi l’ordre de sortir Jérémie de la citerne, ordre qu’il exécutera avec un soin touchant. Dieu, par Jérémie, lui promet le salut au moment de la prise de Jérusalem.

Conclusion

L’exemple de Jérémie comme de cet Ethiopien nous encourage, nous qui sommes dans les derniers temps, à aimer la gloire de Dieu. Rappelons-nous le témoignage qui sera rendu aux vainqueurs : « Ils l’ont vaincu à cause du sang de l’agneau et à cause de la parole de leur témoignage, et ils n’ont pas aimé leur vie jusqu’à craindre la mort [14] ». Dans la prédication comme dans la défense des enfants de Dieu persécutés, ne faisons pas de compromis. Nos compatriotes ne voient pas le plan de Dieu s’accomplir, et ils méprisent le message de l’Evangile. C’est l’accomplissement de la prophétie de l’apôtre Pierre : « … il viendra des moqueurs… disant : Où est la promesse de son avènement ? Car, depuis que les pères sont morts, tout demeure comme dès le commencement de la création »(2 Pierre 3:4). Mais continuons courageusement de leur annoncer le jugement de Dieu. C’est leur salut qui est en cause :
« Dieu, sans tenir compte des temps d’ignorance, annonce maintenant à tous les hommes, en tous lieux, qu’ils aient à se repentir, parce qu’il a fixé un jour où il jugera le monde selon la justice, par l’homme qu’il a désigné, ce dont il a donné à tous une preuve certaine en le ressuscitant des morts… » (Actes 17:30, 31)


[1] Romains 8:29
[2] Jérémie 23:5, Jérémie 33:15
[3] Jérémie 20:9
[4] Jérémie 15:16
[5] Malachie 2:7
[6] Anathoth, ville de sacrificateurs (Josué 21:18) appartenait à la maison d’Eli : Lorsqu’Abiathar, fils d’Achimélec est renvoyé dans ses terres par Salomon après l’affaire d’Adonija, c’est à Anathoth qu’il est renvoyé. Salomon dépouille ainsi Abiathar de ses fonctions de sacrificateur de l’Eternel, afin d’accomplir la parole que l’Eternel avait prononcée sur la maison d’Eli à Silo. (1 Rois 2:26 et 27).
[7] Jérémie 7:13, 25 ; 25:3, 4 ; 26:5 ; 29:19 ; 32:33 ; 35:14,15 ; 44:4.
[8] Ezechiel 3:7
[9] Actes 7:52
[10] Matthieu 23:37
[11] Jérémie 3:11 ; Ezéchiel 16:27
[12] Sédécias, 2 Chroniques 36:16, le pacte rompu, Jérémie 34
[13] Jérémie 28:17 ; 29:20 à 23
[14] Jean 12:42, 43 ; Apocalypse 12:11



Ajouter à :
Google!Facebook!Del.icio.us!
Last Updated ( lundi, 06 avril 2015 )
 
Next >
 
Go to top of page  Home | Reflection | History | Mission | Links | Contact | Administrator | Centre Vinet |

© 2004-2017 Église Évangélique Baptiste de Colombes