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Écrit par Pierre C.   
07-08-2010
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Deutéronome 10 : 17–18
Deutéronome 15 : 7–15
2 Rois 4 : 1–7
Cliquez ici pour lire les passages de la Bible

Introduction
Ce court récit de 2 Rois 4 rapporte un des miracles du prophète Elisée. Il aide une pauvre veuve venue le consulter : ses enfants sont menacés d'esclavage.
1. La demande

Tout d'abord, pourquoi cette femme va-t-elle consulter un prophète ?

  • Il semble que cette femme ait atteint son « point de rupture » : elle n'a plus rien « qu'un vase d'huile » (v2) ni personne vers qui se tourner. Il s'agit donc d'un dernier recours.
  • Par ailleurs, les prophètes font partie de son « milieu social » : elle appartient aux « femmes des fils des prophètes » (v1), elle connaît donc la puissance des prophètes et sans doute particulièrement celle d'Elisée.
  • Mais surtout, par-delà le prophète, elle s'adresse indirectement à Dieu pour lui demander sa protection. Elle est veuve d'un serviteur de Dieu (« ton serviteur mon mari » v1) : sa demande est donc légitime. La dureté du créancier est contraire à l'esprit de la loi : pour son paiement, il va jusqu'à demander les enfants comme esclaves. Dans la parabole du « serviteur impitoyable » (Matthieu 18), au contraire, le roi remet la dette par pitié à un serviteur, et renonce à le vendre comme esclave, lui et sa famille.

Dans cette demande nous pouvons discerner une foi persévérante malgré les épreuves : cette veuve ne tient pas Dieu pour responsable de ses malheurs, au contraire, elle vient lui confier ses soucis.

Il n'est pas possible de connaître l'étendue des épreuves qui nous attendent. Mais le croyant confie sa vie à Dieu, mettant sa foi dans ses promesses.
Romains 8 : 38–39 « Car j'ai l'assurance que ni la mort ni la vie, ni les anges ni les dominations, ni les choses présentes ni les choses à venir, ni les puissances, ni la hauteur, ni la profondeur, ni aucune autre créature ne pourra nous séparer de l'amour de Dieu manifesté en Jésus Christ notre Seigneur. »
Rappelons que nos épreuves ne sont pas une malédiction mais que pour en sortir, nous devons nous appuyer sur Dieu, aller le consulter et suivre ses ordres, et non le rejeter.
La Bible n'est pas un roman : l'intérêt de ce passage n'est pas de décrire une scène champêtre pleine d'émotions, mais de nous transmettre avec clarté la connaissance de Dieu et de sa bonté. La réponse d'Elisée sera claire et précise.

2. La réponse

Cette femme a exposé ses difficultés à Elisée mais ne lui a pas imposé de solution, telles la disparition de son créancier ou la remise d'argent. Lorsque nous exposons nos difficultés à Dieu, il est judicieux de lui laisser l'arbitrage. Nos idées sont imparfaites, mais Dieu peut agir au mieux suivant la situation.

Le fait qu'Elisée réponde à la requête est un premier point positif. Rappelons qu'Elisée était un prophète important, qui parlait aux rois avec autorité (voir 2 Rois 3). Il n'en néglige pas pour autant cette humble personne.
Rappelons que la raison d'être des prophètes est d'annoncer à chaque homme la volonté de Dieu, et de le pousser à s'y conformer. La pureté de chaque individu, roi ou esclave, est fondamentale aux yeux de Dieu. (« Tu ôteras ainsi le mal du milieu de toi » Deut 24 : 7). Le salut est individuel et en Jésus-Christ seul : on ne peut être purifié par son appartenance à un groupe fût-il chrétien évangélique baptiste.

De plus, la réponse d'Elisée montre ses dispositions favorables : il répond sans étalage de sentiments, mais sans négliger pour autant la douleur de la veuve. Il ne cherche pas non plus à supprimer la source du problème en déculpabilisant la veuve par rapport à ses enfants. Dieu n'est pas insensible à nos souffrances (parabole du juge inique Luc 18 : 1–8).

Au premier abord, nous pourrions penser qu'Elisée néglige l'aspect spirituel. Cependant, dans la rapidité et la simplicité de sa réponse, nous voyons se dégager la puissance de Dieu. Produire un miracle n'est jamais une difficulté pour Dieu. Ici son serviteur Elisée utilise ce qui se présente : un simple vase d'huile.
Les instructions d'Elisée sont à la fois simples et concises, et répondront au-delà des attentes de la veuve.

3. L'exaucement

La veuve obéit aux instructions d'Elisée : ce sera pour son salut et celui de sa famille. Celle-ci est associée au miracle et à la bénédiction qui en découle (collecte des vases, remplissage des vases puis vente de l'huile).

Le miracle sera discret. Les voisins en verront les effets, mais seuls les croyants y assisteront. Comme souvent nous retrouvons l'idée de ne pas souiller la bonté de Dieu par les moqueries et l'incrédulité des incroyants. Ainsi Jésus ressuscité s'est montré aux disciples et non pas à tous (Actes 10 : 41).
Le miracle est généreux : cette famille aura suffisamment pour rembourser le créancier et vivre un certain temps. Le miracle est rédempteur : de la misère, il propulse ces gens à l'aisance et du désespoir à la paix.

Nous ne devons cependant pas croire que nos efforts seuls peuvent nous sauver. Sans la puissance de Dieu, ils sont inutiles. Dans ce récit, la femme a cru et a été délivrée par Dieu : elle aurait été incapable de multiplier l'huile. Pourtant son obéissance comme fruit de sa foi a été nécessaire.
Les chrétiens sont ceux qui ont cru au sacrifice expiatoire de Jésus, et qui obéissent à ses commandements.
Jacques 2 : 17 « Il en est ainsi de la foi : si elle n'a pas les oeuvres, elle est morte en elle-même. »

La finalité du miracle n'est jamais le miracle en lui-même comme ce serait le cas pour des charlatans. Les miracles du type décrit ici ont deux objectifs principaux : répondre au besoin matériel d'une personne (ici délivrer des enfants de l'esclavage) et démontrer la puissance de Dieu, sa justice, sa bonté, sa souveraineté. Les miracles ne sont pas des tours de passe-passe, d'occultes mystères démontrant la puissance de celui qui le fait. Ainsi les miraculés, pas plus que le produit du miracle n'ont de statut supérieur. La femme n'est pas devenue une sainte, et l'huile a été revendue comme de l'huile ordinaire.

Conclusion

Dieu a eu compassion de cette pauvre veuve : d'une chose dérisoire, d'un peu d'huile, il lui donne une nouvelle vie. De même, Dieu peut transformer nos vies si nous acceptons sa grâce, si nous mettons en lui notre foi, même et surtout dans les épreuves.

Comme Dieu a racheté de l'esclavage les enfants de cette pauvre veuve, il nous a pareillement rachetés de la mort et amenés à la vie :
Psaume 107 : 1-2 « Louez l'Éternel, car il est bon, car sa miséricorde dure à toujours ! Qu'ainsi disent les rachetés de l'Éternel, ceux qu'il a délivrés de la main de l'ennemi  »


 

Deutéronome 10 : 17–18
Car l'Éternel, votre Dieu, est le Dieu des dieux, le Seigneur des seigneurs, le Dieu grand, fort et terrible, qui ne fait point acception des personnes et qui ne reçoit point de présent, qui fait droit à l'orphelin et à la veuve, qui aime l'étranger et lui donne de la nourriture et des vêtements.

Deutéronome 15 : 7–15
7 S'il y a chez toi quelque indigent d'entre tes frères, dans l'une de tes portes, au pays que l'Éternel, ton Dieu, te donne, tu n'endurciras point ton coeur et tu ne fermeras point ta main devant ton frère indigent. 8 Mais tu lui ouvriras ta main, et tu lui prêteras de quoi pourvoir à ses besoins. 9 Garde-toi d'être assez méchant pour dire en ton coeur : La septième année, l'année du relâche, approche ! Garde-toi d'avoir un oeil sans pitié pour ton frère indigent et de lui faire un refus. Il crierait à l'Éternel contre toi, et tu te chargerais d'un péché. 10 Donne-lui, et que ton coeur ne lui donne point à regret ; car, à cause de cela, l'Éternel, ton Dieu, te bénira dans tous tes travaux et dans toutes tes entreprises. 11 Il y aura toujours des indigents dans le pays ; c'est pourquoi je te donne ce commandement : Tu ouvriras ta main à ton frère, au pauvre et à l'indigent dans ton pays. 12 Si l'un de tes frères hébreux, homme ou femme, se vend à toi, il te servira six années ; mais la septième année, tu le renverras libre de chez toi. 13 Et lorsque tu le renverras libre de chez toi, tu ne le renverras point à vide ; 14 tu lui feras des présents de ton menu bétail, de ton aire, de ton pressoir, de ce que tu auras par la bénédiction de l'Éternel, ton Dieu. 15 Tu te souviendras que tu as été esclave au pays d'Égypte, et que l'Éternel, ton Dieu, t'a racheté ; c'est pourquoi je te donne aujourd'hui ce commandement.

2 Rois 4 : 1–7
1 Une femme d'entre les femmes des fils des prophètes cria à Élisée, en disant : Ton serviteur mon mari est mort, et tu sais que ton serviteur craignait l'Éternel ; or le créancier est venu pour prendre mes deux enfants et en faire ses esclaves. 2 Élisée lui dit : Que puis-je faire pour toi ? Dis-moi, qu'as-tu à la maison ? Elle répondit : Ta servante n'a rien du tout à la maison qu'un vase d'huile. 3 Et il dit : Va demander au dehors des vases chez tous tes voisins, des vases vides, et n'en demande pas un petit nombre. 4 Quand tu seras rentrée, tu fermeras la porte sur toi et sur tes enfants ; tu verseras dans tous ces vases, et tu mettras de côté ceux qui seront pleins. 5 Alors elle le quitta. Elle ferma la porte sur elle et sur ses enfants ; ils lui présentaient les vases, et elle versait. 6 Lorsque les vases furent pleins, elle dit à son fils : Présente-moi encore un vase. Mais il lui répondit : Il n'y a plus de vase. Et l'huile s'arrêta. 7 Elle alla le rapporter à l'homme de Dieu, et il dit : Va vendre l'huile, et paie ta dette ; et tu vivras, toi et tes fils, de ce qui restera.

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Dernière mise à jour : ( 13-09-2010 )
 
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