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Ehud : Juges 3:12-30 Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Pierre C.   
26-01-2010

épéeLire le passage biblique
Introduction

La période des Juges se déroule après l'établissement du peuple d'Israël en terre promise. A l'époque, il n'existait pas encore de roi en Israël.
Dans le texte étudié, comme tout au long du livre des Juges (cf Juges 2 : 18-19), le peuple a péché. En retour, Dieu fortifie les ennemis d'Israël. Ils asserviront le peuple. Dans la détresse sous cette dure oppression, le peuple prendra conscience de ses fautes et se repentira. Et Dieu suscitera un libérateur qui les délivrera.
Le texte est remarquable de précision. Nombre de détails apparemment insignifiants soulignent sa cohérence.

I. L'oppression

Eglon, roi de Moab, oppresse Israël pendant 18 ans (cf Genèse 19, l'origine du peuple de Moab).

Par la puissance de ses armées, Moab asservit et humilie le peuple.

  • Suite à ses défaites, Israël n'a fort probablement plus le droit de se constituer une armée.
  • Le texte souligne qu'Ehud s'est fabriqué lui-même son arme (v. 16). Cela laisse penser que Moab a éliminé les forgerons d'Israël afin d'empêcher le peuple d'être fourni en armes « modernes » métalliques (cf 1 Samuel 13 : 19). Ainsi, sans armes efficaces, il est difficile de se révolter.
  • Les Israélites sont même contraints d'offrir des présents à leur vainqueur.

Eglon ne se limite pas dans l'exercice de son pouvoir. Il ne reconnaît pas Dieu :

  • Le verbe « asservi » renvoie à la notion d'esclave. Très probablement, le pays d'Israël a été mis en coupe réglée, toutes ses richesses étant pour Moab. Les Amalécites étaient un peuple de pillards.
  • Le contraste est flagrant entre la misère en Israël (le peuple en est réduit à crier à Dieu), et l'abondance chez Moab (Eglon gros et gras).

Versets 5 et 6 : « Et les enfants d'Israël habitèrent au milieu des Cananéens, des Héthiens, des Amoréens, des Phéréziens, des Héviens et des Jébusiens ; ils prirent leurs filles pour femmes, ils donnèrent à leurs fils leurs propres filles, et ils servirent leurs dieux ». Se lier au monde est une désobéissance à Dieu. Ce péché a des conséquences terribles.

Dans la détresse, la Bible enseigne à se repentir. Dieu est vivant. Nous voir consulter d'autres dieux l'irrite (cf 2 Rois 1 : 3 Achazia).
Verset 15 « Les enfants d'Israël crièrent à l'Éternel, et l'Éternel leur suscita un libérateur. » Ce verset est fondamental pour la compréhension du récit car il nous montre la bonté et la miséricorde de Dieu. Mais le pardon a un coût pour Dieu. Plus tard, Jésus devra sacrifier sa vie pour expier nos péchés.

II. Le libérateur

Ehud est avant tout un soldat. Il n'agit pas dans un but personnel. Son geste est celui d'un bourreau (v. 20) : il exécute la justice de Dieu. Nous pouvons le comparer au cas de Jaël (Juges 4 et 5).
La première phase du plan de libération est minutieusement préparée. Ehud étant connu d'Eglon, on le laisse entrer facilement. Il connaît déjà les lieux. Il appâte Eglon par un secret et obtient un entretien, seul. Enfin, il prétexte l'importance de ses nouvelles pour se rapprocher et frapper un unique coup mortel. La précision et la force du coup montrent son entraînement, et expliquent l'absence de cris.

En un instant, l'arrogance d'Eglon est réduite en poussière (Psaumes 62 : 10-11). Sa soif de richesses et de pouvoir ne lui aura servi de rien (Cf Luc 12 : 19-21).
Comme lui, les hommes se confient dans l'œuvre de leurs mains, mais sans Dieu, tout cela n'est que du vent. Tout homme doit rendre compte à Dieu. Dieu patiente mais le mal ne reste jamais impuni.

Comme tous les juges, Ehud cherche la délivrance du peuple. Son action de type commando (très violente et rapide) n'est pas celle d'un sur-homme mais d'un homme de foi. L'absence de fouille sérieuse à son entrée tient du miracle. Ehud démontre sa foi en s'aventurant seul au milieu de ses ennemis.
Pareillement, notre foi en Dieu doit se manifester dans les situations désespérées. Comme Ehud, notre foi doit dépasser l'éventualité d'une défaite. Pour lui déjà, la véritable bataille était spirituelle. Sans Dieu, son acte était voué à l'échec.

Mais tuer Eglon n'est pas une fin en soi. La deuxième phase de l'opération consistera à éliminer les forces d'occupation.

III. La délivrance

Après avoir tué Eglon, Ehud s'enfuit. Son plan est bien arrêté. Il ferme la porte au verrou, s'enfuit par l'extérieur.

Mais rien n'est encore gagné. Rentré précipitamment en Israël, Ehud lance immédiatement son attaque. La prise des gués (cf Schibboleth Juges 12 : 6) est d'intérêt stratégique. La force d'occupation des 10 000 moabites devra battre en retraite par ces points de passage obligés.
La vitesse et la précision des actions engagées soulignent le degré de préparation des troupes. Rien n'est laissé au hasard.
Il est vital d'engager immédiatement le combat pour profiter de la désorganisation dans le camp ennemi.

Le texte biblique ne déprécie pas les moabites v. 29 « Ils battirent dans ce temps-là environ dix mille hommes de Moab, tous robustes, tous vaillants ». Mais leur valeur n'est rien contre la volonté de Dieu.

Israël a su exploiter son avantage. Le peuple n'a pas reculé devant la peur de la mort (les batailles de l'époque étaient fort sanglantes, avec des combats au corps à corps) et s'est lancé dans la bataille.
Devant les difficultés, nous n'avons pas à reculer, mais à avancer avec l'aide de Dieu. Il nous donnera les moyens de nous en sortir, si nous nous confions en sa volonté, si nous suivons avec foi ses commandements.

Ehud a délivré son peuple grâce à Dieu. Mais il n'a pas été un simple instrument. Il a utilisé son intelligence.
De tous temps, Dieu a confié son peuple à des hommes capables. Et il les assiste puissamment (Sur la demande de Josué, Dieu arrête la lune et le soleil : Josué 10 : 12). Dieu n'est pas un simple donneur d'ordre, mais aussi notre soutien.

Conclusion

En son temps, Dieu a suscité Ehud pour libérer son peuple de l'emprise de ses adversaires. Plus tard, Dieu suscitera Jésus pour libérer le peuple de ses péchés. Mais le salut qu'il propose s'étend à tous les hommes. Pour nous chrétiens qui l'avons accepté, il est notre libérateur. Il a vaincu le péché. Et il nous demande de combattre le bon combat de la foi.
Jésus dit, en Apocalypse 3 : 21 « Celui qui vaincra, je le ferai asseoir avec moi sur mon trône, comme moi j'ai vaincu et me suis assis avec mon Père sur son trône. »


 
Juges 3:12-30

12Les enfants d'Israël firent encore ce qui déplaît à l'Éternel ; et l'Éternel fortifia Églon, roi de Moab, contre Israël, parce qu'ils avaient fait ce qui déplaît à l'Éternel.
13Églon réunit à lui les fils d'Ammon et les Amalécites, et il se mit en marche. Il battit Israël, et ils s'emparèrent de la ville des palmiers.
14Et les enfants d'Israël furent asservis dix-huit ans à Églon, roi de Moab.
15Les enfants d'Israël crièrent à l'Éternel, et l'Éternel leur suscita un libérateur, Éhud, fils de Guéra, Benjamite, qui ne se servait pas de la main droite. Les enfants d'Israël envoyèrent par lui un présent à Églon, roi de Moab.

16Éhud se fit une épée à deux tranchants, longue d'une coudée, et il la ceignit sous ses vêtements, au côté droit.
17Il offrit le présent à Églon, roi de Moab : or Églon était un homme très gras.
18Lorsqu'il eut achevé d'offrir le présent, il renvoya les gens qui l'avaient apporté.
19Il revint lui-même depuis les carrières près de Guilgal, et il dit : O roi ! j'ai quelque chose de secret à te dire. Le roi dit : Silence ! Et tous ceux qui étaient auprès de lui sortirent.
20Éhud l'aborda comme il était assis seul dans sa chambre d'été, et il dit : J'ai une parole de Dieu pour toi. Églon se leva de son siège.
21Alors Éhud avança la main gauche, tira l'épée de son côté droit, et la lui enfonça dans le ventre.
22La poignée même entra après la lame, et la graisse se referma autour de la lame ; car il ne retira pas du ventre l'épée, qui sortit par derrière.

23Éhud sortit par le portique, ferma sur lui les portes de la chambre haute, et tira le verrou.
24Quand il fut sorti, les serviteurs du roi vinrent et regardèrent ; et voici, les portes de la chambre haute étaient fermées au verrou. Ils dirent : Sans doute il se couvre les pieds dans la chambre d'été.
25Ils attendirent longtemps ; et comme il n'ouvrait pas les portes de la chambre haute, ils prirent la clé et ouvrirent, et voici, leur maître était mort, étendu par terre.
26Pendant leurs délais, Éhud prit la fuite, dépassa les carrières, et se sauva à Seïra.
27Dès qu'il fut arrivé, il sonna de la trompette dans la montagne d'Éphraïm. Les enfants d'Israël descendirent avec lui de la montagne, et il se mit à leur tête.
28Il leur dit : Suivez-moi, car l'Éternel a livré entre vos mains les Moabites, vos ennemis. Ils descendirent après lui, s'emparèrent des gués du Jourdain vis-à-vis de Moab, et ne laissèrent passer personne.
29Ils battirent dans ce temps-là environ dix mille hommes de Moab, tous robustes, tous vaillants, et pas un n'échappa.
30En ce jour, Moab fut humilié sous la main d'Israël. Et le pays fut en repos pendant quatre-vingts ans.

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Dernière mise à jour : ( 05-02-2011 )
 
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