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Le triomphe des martyrs malgaches II : Les persécutions Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Aurélie T.   
22-05-2009
couvertureDeuxième partie du résumé et suite de l'article "Le triomphe des martyrs malgaches I : Les pionniers"
Titre du livre : Vélona – Le triomphe des martyrs malgaches
Auteur : F.G. Smith
Éditeur : Europresse
Publié en 1987 sous le titre « Triumph in Death », traduction française : 1988
1. Tempête

Rafaravavy-Marie est une chrétienne fervente, elle achète une grande maison en vue des réunions. Dénoncée et arrêtée deux fois, elle est condamnée à mort. La veille de son exécution, un feu éclate dans la capitale ce qui lui sauve la vie.
Rasalama, une jeune chrétienne est mise à mort le 14 août 1837, avant de mourir elle est paisible et chante des cantiques. C'est la première martyre pour Christ de Madagascar. Deux cents autres chrétiens sont arrêtés et vendus en esclavage. Rafaralahy, un chrétien très zélé, a une maison dans un endroit retiré ce qui permet aux frères de se réunir. Trahi par un « ami », il est exécuté à 22 ans, là-même où il avait assisté à la mort de Rasalama un an auparavant. Sur le chemin vers le lieu de sa mise à mort, il parle aux soldats de l'amour de Christ. Sa veuve est arrêtée et torturée, elle révèle des noms de chrétiens. Certains sont arrêtés dont Paul le Devin. Rafaravavy et d'autres parviennent à fuir jusqu'à l'Ile Maurice en1839 avec l'aide de David Johns. Ils sont également aidés sur leur route par tous les chrétiens des villages qui risquent leur vie pour les cacher.
Les chrétiens arrêtés subissent des tortures, comme la tangéna : épreuve cruelle et aléatoire pour déclarer si quelqu'un est coupable ou innocent, l'accusé doit boire un mélange empoisonné, s'il le rejette il est déclaré innocent, sinon il meurt, prouvant par là sa culpabilité. Beaucoup sont aussi vendus en esclavage. Mais comme au temps de Pharaon qui opprimait le peuple d'Israël : « Plus on l'accablait, plus il multipliait et s'accroissait » (Exode 1 : v12). Les chrétiens commencent à s'attirer la sympathie de leurs compatriotes par leur témoignage, ils sont donc un peu moins dénoncés.

En 1840, onze chrétiens sont condamnés à mort. Deux d'entre eux parviennent à s'enfuir, dont un miraculeusement comme Pierre : ses liens étaient détachés et les soldats endormis. Les neuf autres, dont Paul le Devin et Joseph, l'un des prédicateurs les plus renommés, sont exécutés. D'autres suivront tragiquement le même chemin. Pendant cette sombre période, les chrétiens peuvent néanmoins compter sur une aide inespérée : le fils unique de la reine est vivement intéressé par le christianisme, il soutient et protège les chrétiens quand il le peut (même s'il n'est probablement pas né de nouveau lui-même). Le neveu du premier ministre ainsi qu'un cousin du prince, Ramonja, sont également chrétiens. Les années 1847 et 1848 marquent un temps de repos.

En 1849 déferle une vague de persécution terrible. Deux à trois mille croyants sont arrêtés. On leur propose la liberté s'ils renient leur foi, peu acceptent. Dix-huit sont condamnés à mort : quatre appartenant à la noblesse sont brulés vifs avec un enfant nouveau né, quatorze sont jetés du haut de rochers et près de deux mille personnes doivent payer une amende qui en réduisit beaucoup à la pauvreté. Le prince Ramonja est ramené au grade de simple soldat et traité avec beaucoup de cruauté. De plus, beaucoup de chrétiens sont condamnés à des travaux forcés.

Andriambelo est à cette époque un prédicateur important. Il passe des nuits à visiter et exhorter les autres croyants. Son rythme est éprouvant, d'autant plus qu'il est très recherché (des récompenses sont promises pour sa capture). Il est donc traqué et poursuivi sans cesse. On arrête sa famille, ses biens sont saisis et sa femme est donnée à un autre. Mais Dieu le protège maintes fois et il va survivre à cette persécution. Après cela, il deviendra, jusqu'à sa mort en 1904, pasteur de la plus grande Église d'Antananarivo.
En 1857, plusieurs conspirent contre la reine. Cela échoue mais donne lieu à la dernière vague de persécution. Quatorze chrétiens sont lapidés, trois autres tués peu après, vingt-sept sont torturés à mort et huit décèdent de la tangéna.

2. Les effets de la tempête

La reine meurt en 1861. Son fils devient roi sous le nom de Radama II. Les chrétiens retrouvent leurs libertés.
Durant ces 26 années de persécutions, les chrétiens sont demeurés fermes et ont touchés beaucoup de leurs compatriotes par leur témoignage. Au départ, ils étaient peu nombreux et mal préparés pour la tempête, mais ils possédaient les Écritures dans leur propre langue. En tout, au moins 200 sont morts par le poison, le feu, la lance et les pierres. Un millier supplémentaire a succombé aux maladies ou aux privations, mais malgré cela, on dénombre au moins 7000 croyants à l'issue de la persécution. L'Église sort grandie des épreuves qu'elle a endurées.

Les missionnaires reviennent sur l'île en 1862. La mission reprend de plus belle. La Société Missionnaire de Londres, qui a envoyé un missionnaire, William Ellis, plusieurs fois à Madagascar pendant cette dure période pour visiter les chrétiens et apporter de la littérature en secret, rassemble 13 000 livres sterling pour acheter des terrains et construire des églises. 5 églises commémoratives seront construites sur les lieux d'emprisonnement ou d'exécution. La première pierre est posée le 6 janvier 1864. Radama II meurt en 1863 et sa veuve devient reine. En 1868 elle meurt à son tour et sa cousine, Ranavalona II, accède au trône. C'est une chrétienne et 1869 voit la destruction des idoles royales. En 1896, Madagascar devient une colonie française et le 26 juin 1960, une république indépendante. Le 150ème anniversaire de la Bible complète en malgache est célébré en 1985. Lors de cet événement, le président Ratsiraka déclare : « La Bible a été persécutée dans un grand nombre de pays. Ceux qui l'ont persécutée sont morts, mais elle demeure plus vivante que jamais. »




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Dernière mise à jour : ( 26-05-2009 )
 
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