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Le triomphe des martyrs malgaches I : les pionniers Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Aurélie T.   
22-05-2009
couverturePremière partie du résumé
Titre du livre : Vélona – Le triomphe des martyrs malgaches
Auteur : F.G. Smith
Éditeur : Europresse
Publié en 1987 sous le titre « Triumph in Death », traduction française : 1988
1. L'origine de l'oeuvre

Thomas Phillips, directeur dans un institut de formation pour prédicateurs (pays de Galles) a un fardeau pour l'île de Madagascar. Trop âgé pour partir lui-même comme missionnaire, il partage cela avec ses étudiants. Deux jeunes hommes, David Jones et Thomas Bevan acceptent de partir : nous sommes en 1816.

2. Les débuts

Les deux jeunes gens achèvent leur formation au collège de la Société Missionnaire de Londres puis arrivent avec leurs épouses sur l'Ile Maurice en juillet 1818. Ces deux pionniers débarquent sur la côte est de Madagascar en août 1818 et, contrairement à ce qu'on leur avait prédit, sont bien accueillis. Ils ouvrent une école et commencent à apprendre à lire à quelques enfants. Devant le succès de ces débuts, ils retournent chercher leurs familles. Mais bientôt, tous contractent la malaria. Mme Jones et son nouveau-né, puis le couple Bevan et leur enfant succombent. En moins d'un mois, en février 1819, David Jones se retrouve seul et très affaibli. Il retourne alors sur l'Ile Maurice pour recevoir des soins.

Les malgaches ne sont pas africains, mais d'origine malaise et polynésienne. Ils sont très religieux, croient en un être suprême et vénèrent les idoles. Ils sont esclaves de nombreuses superstitions. L'île de Madagascar est également très différente de l'Afrique tant par sa flore que par sa faune. Le premier grand chef de l'île est Andrianampoinimérina (règne : 1787-1810), il possède une grande sagesse et est un excellent administrateur. Il met fin au commerce des esclaves et abolit l'infanticide. Il fait d'Antananarivo la capitale. En 1810, son fils Radama lui succède. En juillet 1820, David Jones revient à Madagascar.

3. L'expansion

Radama accepte la venue des missionnaires à Madagascar. David Jones commence son travail le 8 décembre 1820 avec trois élèves et très peu de moyens. Il a bientôt quarante élèves. Le roi fait alors bâtir un édifice spécial consacré à cette œuvre. Rapidement, il doit s'occuper de centaines d'élèves. Ceux-ci sont attirés par l'instruction donnée et montrent également un intérêt pour le Nouveau Testament. En mai 1820 arrive David Griffiths, un bon ami de David Jones. D'autres missionnaires suivent rapidement dont un autre David Jones (aussi élève de Thomas Phillips, il prend le nom de David Johns pour se distinguer) ainsi que James Cameron, un charpentier écossais qui se révèlera très utile. Ils ouvrent une école dans le palais pour les officiers et épouses qui accueille assez vite trois cents personnes. Et au début de l'année 1824, des étudiants avancés prennent la responsabilités de nouvelles écoles dans les villages environnants.

La presse d'imprimerie arrive en 1826. Cela permet d'imprimer des livres de lecture, de grammaire et des portions de l'Écriture déjà traduites. En 1828, on dénombre trente-deux écoles dans lesquelles quatre mille enfants et adolescents apprennent à lire et reçoivent une instruction chrétienne. Puis le roi donne son accord pour que ceux qui le veulent se fassent baptiser librement. Les prédications et les cultes ont alors peu d'écho dans la population. Les missionnaires ont le soutien du roi, mais on peut noter l'indifférence personnelle de celui-ci au message de l'évangile.

4. Changements

Le roi Radama meurt le 27 juin 1828. Une de ses épouses, Ranavalona, conspire et réussi à s'emparer du trône. Elle vénére les idoles et est cruelle et très superstitieuse. L'avenir des chrétiens s'annonce incertain, c'est pourquoi les missionnaires se dépêchent d'imprimer des évangiles par milliers ainsi que des livres pour les écoles. La reine annonce que les missionnaires n'ont la possibilité de rester qu'à l'unique condition d'apporter un savoir artisanal au peuple. James Cameron parvient à fabriquer du savon. Cela leur permet de prolonger leur temps sur l'île. Ainsi février 1830 voit l'achèvement du premier Nouveau Testament imprimé en malgache.

Encouragée par la reine, un partie de la population s'adonne avec un zèle croissant au culte des idoles. Mais parallèlement, les lieux de cultes chrétiens deviennent trop petits. Il y a maintenant un ardent désir de comprendre et de recevoir les vérités de l'Evangile. Le 29 mai 1831, les missionnaires baptisent vingt personnes, dont Paul le Devin, un homme anciennement réputé pour sa pratique de la divination et qui deviendra un responsable chrétien. Le 12 juin la première assemblée malgache se constitue en Eglise.
Mais à la fin de 1831, la reine interdit aux Malgaches de recevoir le baptême ou de prendre part à la sainte cène. Ces choses commencent à se faire en secret. Si bien qu'en 1834, deux cents personnes ont déjà demandé discrètement à faire partie de l'église. Les réunions se poursuivent et on constitue même des classes bibliques.

Lors du Kabary (rassemblement) du 1er mars 1835, la reine donne un mois pour confesser ses « fautes » (baptême ou prière), elle menace de mort ceux qui ne viendraient pas. Beaucoup de gens se dépêchent d'implorer le pardon de la reine, qui en est contente, mais la majorité des chrétiens reste ferme. Le christianisme est désormais proscrit, le culte des idoles doit être maintenu, l'exécution attend ceux qui changeraient de religion. Il n'y a plus de contact possible avec les missionnaires, la majorité d'entre eux se retirent donc de l'île. Seuls restent David Jonhs et Edward Baker, pour achever les impressions. David Griffiths, en partant en 1835 dit en montrant un Évangile : « Ceci est la parole de Dieu. Votre reine prétend que c'est la parole de l'homme et qu'elle la détruira. Mais si nous croyons que ce livre vient réellement de Celui qui a dit : « le ciel et la terre passeront mais mes paroles ne passeront pas », alors tout ce que fera Ranavalona ne pourra pas le détruire ; il vivra et grandira ». Ses paroles se révèleront exactes. Envers et contre tout, les croyants continuent d'augmenter en nombre et en sagesse. Quand les missionnaires finissent l'Ancien Testament, ils impriment des Bibles et des cantiques, dont beaucoup sont enterrés par sécurité. Puis en juillet 1836, ils partent après avoir fait tout ce qu'ils pouvaient. Les chrétiens sont maintenant livrés à eux-mêmes, mais ont la Bible entre leurs mains.

La suite fera l'objet d'un nouvel article.




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Dernière mise à jour : ( 26-05-2009 )
 
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