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Mercredi 24 mai 2017
L'apôtre Paul nous parle Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Michel Gendrel   
04-04-2009

Relisons sa 2e lettre à Timothée, son fils bien aimé en la foi. C’est, vous le savez, une épître pleine d’amour, sans doute écrite peu avant son martyre, adressée à ce frère mais pareillement (« toute Ecriture est inspirée de Dieu ») à tous les véritables disciples de Jésus : ceux du premier siècle mais aussi bien aux chrétiens de l’an 2009.

Il lui dit, il nous dit :
 - Dieu donne (I)
 - Oeuvrez ! (II)

I. Dieu donne

  • Vous avez peu de force, jeunes qui constituez l’avenir de l’Eglise, mais êtes exposés aux « passions de la jeunesse » (2 Tim 2 : 22) : spécialement l’inclination à vouloir être votre propre maître, à l’encontre, sinon de Dieu, du moins des hommes ;
  • Vous avez peu de force vous qui, étant de santé fragile, vous croyez aisément d’une moindre utilité pour les frères et sœurs, voire (et bien à tort) pour Dieu ;
  • Vous avez peu de force, les timides, les réservés ou vous qui éprouvez quelque difficulté à parler de Jésus autour de vous ou seulement à trouver votre place dans l’église locale ; gêne réelle, tout autant que pour les passionnés, les coléreux…

On pourrait continuer. En vérité, qui ne se reconnaît pas, au moins quelque peu, dans une semblable situation difficile ?


Mais soyez sans crainte : l’Esprit Saint est à l’œuvre !
Vous conserverez sans doute quelques faiblesses, mais rien n’autorise à déclarer (comme tant d’autres le disent à tort) : « Je suis comme cela, je ne peux pas changer ! »

1) La conversion (si, bien sûr, elle est authentique, livrant à Dieu tout notre être) peut transformer jusqu’à notre nature. Au soldat de Jésus-Christ menant le bon combat (2 Tim 2 : 3 et 4), Dieu donne un esprit de force, d’amour et de sagesse (2 Tim 1 : 7) : plus de honte en annonçant l’évangile (la bonne nouvelle, 2 Tim 1 : 8), plus de crainte d’éventuels désagréments, bien vite qualifiés de persécutions (2 Tim 1 :8, 2 : 3 et 4, 9 et 10, 3 : 12, 4 : 5). La puissance de Dieu s’accomplit dans la faiblesse, enseigne par ailleurs Paul (2 Cor 12 : 9).
Bien sûr, continuez à vous fortifier dans la grâce qui est en Christ (2 Tim 2 : 1).

2) N’oubliez pas les dons spirituels (les charismes) donnés par Dieu : un ou même plusieurs ; tous ont la même valeur devant le Seigneur. Quel est le vôtre, quels sont les vôtres, authentiques, à mettre au service des autres (rappelons 1 Pierre 4 :10) ? Et si les flèches de l’orgueil vous frôlent (vous connaissez ?), souvenez-vous de ce que moi, Paul, à qui Dieu a tant accordé, j’écrivais aux chrétiens de Corinthe : « qu’as-tu que tu n’aies reçu ? Et si tu l’as reçu, pourquoi te glorifies-tu comme si tu ne l’avais pas reçu ? » (1 Cor 4 : 7).
Mais la foi chrétienne, la vie en Christ, n’est pas davantage passivité qu’isolement. D’où, seconde affirmation de Paul (donc de l’Ecriture) :

II. Oeuvrez

1) Œuvrer, marcher, ce mot d’ordre de la vie chrétienne, c’est d’abord témoigner : témoignage, muet mais fondamental, d’une vie impeccable, en premier lieu (ne sommes-nous pas une « lettre de Christ » ?, 2 Cor 3 : 3), existence immaculée (2 Tim 3 : 19), sous peine d’éloigner ceux qui cherchaient le Seigneur ; la parole conforme à l’enseignement de l’Ecriture seulement ensuite. Restez attachés à elle, n’écoutant ni les faux docteurs, qui parlent chaque jour plus haut dans la « chrétienté », ni la séduction que propose le monde et son prince, Satan. Repoussez les discussions stériles (2 Tim 2 : 23), dispensez avec droiture la parole de la vérité (2 Tim 2 : 15) : non certes ‘à contretemps’ (réel !), mais en toute occasion, favorable ou non (2 Tim 4 :2), saisissant toutes les occasions données par Dieu pour conduire des âmes à la repentance (2 Tim 2 : 25), indispensable au salut.
Il nous faudra rendre compte !

2) Œuvrer, c’est pareillement faire passer le flambeau reçu.
Cet évangile, la bonne nouvelle du salut offert par Jésus, venu jusqu’à nous, c’est à vous maintenant de le transmettre (2 Tim 2 : 2) !

  • Cela concerne tout chrétien véritable : chaque disciple de Christ (pas seulement les responsables de l’église locale !) doit redire ce qu’il a appris :
  • le confiant à d’autres : fidèles, mais aussi capables : ce qui ne requiert pas le passage par une faculté ou un institut enseignant l’Ecriture mais suppose le souci de se former solidement pour le service de Jésus. Ne l’a-t-on pas lorsqu’il s’agit des affaires du monde ?...
Bien choisir ces personnes est notre responsabilité. Et ici encore, nous en rendrons compte !

Ainsi, mais ainsi seulement, nous serons, par la grâce de Dieu, les serviteurs qu’attend notre Seigneur (et dans cette mesure, notre Sauveur) : faibles, mais entièrement consacrés. Tout comme le ciselait, à la veille de sa mort, l’ancien persécuteur Paul, devenu le grand apôtre Paul, nous pourrons murmurer, à notre dernier souffle : « J’ai combattu le bon combat, j’ai achevé la (ma) course ; j’ai gardé la foi » (2 Tim 4 : 7).

Et Jésus dira : « C’est bien, bon et fidèle serviteur, entre dans la joie de ton maître » (Mat 25 : 21 et 23).

Michel GENDREL




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Dernière mise à jour : ( 23-01-2010 )
 
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