L'homme ne vivra pas de pain seulement mais de toute parole qui sort de la bouche de l'Eternel.
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Dimanche 16 décembre 2018
La vie de David Brainerd Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Anne-Marie T.   
17-05-2008
Index de l'article
La vie de David Brainerd
Page 2

Titre du livre : The Life and Diary of David Brainerd
Edité par Jonathan Edwards David Brainerd

Nous résumons ici le journal de l'un des premiers missionnaires parmi les Indiens d'Amérique. Plusieurs années avant l'Indépendance des Etats-Unis, les territoires Indiens sont peu à peu envahis par les colons venus d'Europe.

1. Enfance et Jeunesse

David Brainerd naît le 20 avril 1718, à Haddam, dans le Connecticut, au sein d'une famille chrétienne. Son père meurt alors qu'il est âgé de 9 ans, et sa mère lorsqu'il a 14 ans.

David est un enfant sérieux, plutôt mélancolique. Vers l'âge de 8 ans, il est soucieux de son âme, et terrifié par l'idée de la mort, il s'applique assidûment à ses devoirs religieux. Mais ce zèle est de courte durée. Jusqu'à l'âge de 13 ans, il prie de temps en temps, mais reste insouciant. Au cours de l'hiver 1732, il prend conscience de l'importance de sauver son âme. Mort au monde, il recherche les choses de Dieu activement. Après la mort de sa mère en mars 1732, ses sentiments religieux déclinent et il retombe dans l'insouciance. En avril 1733, il va vivre à East Haddam, où il reste 4 ans, toujours « sans Dieu dans le monde », bien qu'il continue de prier régulièrement. En avril 1737, à 19 ans, il va travailler dans une ferme, mais il aspire à faire des études. À 20 ans, il s'engage dans les pratiques religieuses, rejetant les plaisirs de la jeunesse et étudie beaucoup. Il souhaite se consacrer au ministère. En avril 1738, il va s'installer chez le pasteur d'Haddam, M. Fiske. Il devient extrêmement religieux, lit la Bible deux fois en moins d'un an, passe beaucoup de temps à prier et écoute attentivement la prédication de la Parole. Il dit de lui-même qu'il avait un très bon extérieur, et se reposait entièrement sur ses œuvres, bien qu'il n'en fût pas conscient.

Cependant, au début de l'hiver 1738, Dieu intervient : Brainerd sent que la colère divine est sur lui ; il prend conscience de son péché et de sa vilenie. Il est démoralisé, abattu. La conversion lui paraît un travail insurmontable. Il prie, crie à Dieu, et accomplit ses actes religieux avec plus de zèle encore. Sachant bien que ses œuvres n'ont aucune valeur pour obtenir son salut, il espère malgré tout pouvoir se recommander à Dieu par leur intermédiaire. Son désespoir va croissant. Il n'arrive plus à trouver le sommeil. Plusieurs choses l'irritent particulièrement :

  1. La sévérité de la loi divine : il lui est impossible d'y obéir parfaitement, quoiqu'il fasse de son mieux.
  2. La foi, seule condition du salut : il préférerait que tout ce qu'il fait puisse servir à quelque chose.
  3. Il ne comprend pas exactement ce qu'est la foi : il se demande ce qu'il doit faire pour croire et obtenir la foi.
  4. La souveraineté de Dieu : il trouve injuste que son salut ne dépende que de la volonté de Dieu. Le passage de Romains 9:11-23 l'irrite particulièrement (voir [1]).

Il découvre la vérité — qu'il est « mort dans ses péchés » —, mais il ne veut pas l'affronter. Il n'ose pas se présenter ainsi devant Dieu et passe un certain temps dans une grande détresse.

Un jour enfin, en juillet 1739, alors qu'il se promène seul, il prend conscience de sa perdition : gagner le salut par ses oeuvres n'est pas seulement difficile, cela est impossible ! Il réalise que toutes ses supplications sont vaines, que ses prières n'ont pas pour objet la gloire de Dieu mais son propre intérêt, et qu'elles ne lui donnent aucun droit : c'est bien une grâce de Dieu que de pouvoir Lui parler. Quelques jours plus tard, il voit dans son coeur la gloire de Dieu. Une grande joie et une grande paix l'inondent. Il comprend la voie du Salut par la justice de Christ, et s'étonne de ne pas l'avoir considérée plus tôt, au lieu de lutter par ses œuvres.

En septembre 1739 il entre à l'université Yale à New Haven, mais il en est expulsé début 1742 [2]. Il éprouve alors un grand sentiment d'injustice. Il va s'installer chez le révérend Mills, à Ripton, où il poursuit ses études de théologie. Il visite beaucoup les pasteurs de la région. Le 29 juillet 1742 il reçoit la licence qui l'autorise à prêcher.

2. Début du ministère

Brainerd est heureux de pouvoir consacrer sa vie au service de Dieu. Il a 24 ans. Il commence à prêcher dans tout le Connecticut, se déplaçant à cheval. Dans son journal, il rapporte les hauts et les bas de son âme. À plusieurs reprises il se demande pourquoi les gens acceptent d'écouter un homme aussi vil que lui. Il garde toujours conscience de son état de pécheur et de la grâce de Dieu à son égard.

Il entre en contact avec la Société écossaise pour la Propagation de la Connaissance Chrétienne et se rend à New York, New Jersey, pour être nommé missionnaire parmi les Indiens.


[1Romains 9:11-23
11[...] car, quoique les enfants ne fussent pas encore nés et ils n'eussent fait ni bien ni mal, -afin que le dessein d'élection de Dieu subsistât, sans dépendre des oeuvres, et par la seule volonté de celui qui appelle, - 12il fut dit à Rébecca : L'aîné sera assujetti au plus jeune ; selon qu'il est écrit : 13J'ai aimé Jacob et j'ai haï Ésaü. 14Que dirons-nous donc ? Y a-t-il en Dieu de l'injustice ? Loin de là ! 15Car il dit à Moïse : Je ferai miséricorde à qui je fais miséricorde, et j'aurai compassion de qui j'ai compassion.16Ainsi donc, cela ne dépend ni de celui qui veut, ni de celui qui court, mais de Dieu qui fait miséricorde. 17Car l'Écriture dit à Pharaon : Je t'ai suscité à dessein pour montrer en toi ma puissance, et afin que mon nom soit publié par toute la terre. 18Ainsi, il fait miséricorde à qui il veut, et il endurcit qui il veut. 19Tu me diras : Pourquoi blâme-t-il encore ? Car qui est-ce qui résiste à sa volonté ? 20O homme, toi plutôt, qui es-tu pour contester avec Dieu ? Le vase d'argile dira-t-il à celui qui l'a formé : Pourquoi m'as-tu fait ainsi ? 21Le potier n'est-il pas maître de l'argile, pour faire avec la même masse un vase d'honneur et un vase d'un usage vil ? 22Et que dire, si Dieu, voulant montrer sa colère et faire connaître sa puissance, a supporté avec une grande patience des vases de colère formés pour la perdition, 23et s'il a voulu faire connaître la richesse de sa gloire envers des vases de miséricorde qu'il a d'avance préparés pour la gloire ?

[2] Il fait une remarque à un ami au sujet d'un professeur  : « untel n'a pas plus de grâce que cette chaise ». Quelqu'un l'entend et le rapporte aux professeurs. Après avoir forcé ses amis à avouer ce qu'ils ont entendu, on l'oblige à des excuses publiques. Estimant que les moyens employés sont excessifs et que les excuses n'ont de toute façon pas besoin d'être publiques, il refuse.

Suite et fin en page 2.



Dernière mise à jour : ( 26-05-2009 )
 
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