L'herbe sèche,la fleur tombe,
mais la parole de notre Dieu demeure éternellement !
Esaïe 40:8
  • Français
  • English

Église Évangélique
50, rue du Maréchal Joffre
92700 Colombes, FRANCE
Culte : dimanche 10h30
 Accueil
Menu
Accueil
Réflexion
Historique
Missions
Liens
Contact
Centre Vinet
Derniers articles
Bible en ligne

Actuellement
Advertisement
Jeudi 19 octobre 2017
La repentance Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par M. Frédéric Buhler   
01-05-2007
panneau indicateur - Bath, UK

Comme beaucoup d'autres termes, le mot « repentance » ne désigne plus aujourd'hui ce qu'il devait désigner à l'origine. Ce mot signifie maintenant le « regret de ses fautes ». Larousse indique bien encore « changement de résolution », mais qualifie ce sens d'ancien. Le terme évoque soit des larmes, soit encore une partie (contrition) d'un ensemble de pratiques destinées à s'assurer le pardon de Dieu (sacrement de pénitence de l'église romaine). Ainsi l'expression «  Faites pénitence » remplace le « Repentez-vous  » dans certaines traductions du message de Dieu.

Pour comprendre ce message, il nous faut remonter aux sources. Quel sens Jean le Baptiste, Jésus et les apôtres attribuaient-ils à cette expression quand ils présentaient la repentance comme une des conditions du salut ? A l'origine, «  repentance » signifiait un changement de pensée, accompagné de regret et suivi d'un changement de vie. Toute la personnalité doit y participer ; elle engage tout l'être : l'intelligence, le sentiment et la volonté.

L'histoire de l'enfant perdu (Evangile selon Luc, chapitre 15) illustre parfaitement ce triple sens. Ce jeune homme, parti d'un coup de tête pour un pays éloigné, après avoir traîné la réputation de sa famille dans la boue, dissipé son héritage dans la débauche, se voit dans une misère extrême. Il rentre en lui-même, prend conscience de son état véritable et, dans une pleine conviction de son intelligence, se prépare à reconnaître devant son père, son erreur et ses fautes : « J'ai péché contre le ciel et contre toi. » Cette conviction est accompagnée du sentiment de regret, non le regret d'une prospérité perdue, mais de sa conduite même : «  Je ne suis plus digne d'être appelé ton fils. » La conviction de ses fautes, accompagnée du sentiment d'indignité est suivie d'une résolution de changer de vie : « Je me lèverai, j'irai vers mon père. »

Nous sommes, nous aussi, des enfants perdus de notre Père céleste. Nous nous sommes éloignés de Lui, nous avons dissipé les biens qu'Il nous a confiés, nous L'avons attristé par notre ingratitude et déshonoré par notre comportement. Nous sommes parvenus à un stade lamentable de dénuement moral et spirituel. Le sens du devoir, la compréhension de notre intérêt réel et la perspective d'être agréables à notre Père céleste nous invitent à suivre l' exemple de l'enfant perdu sans plus tarder. C'est la voie de la sagesse même.

Dieu veut nous voir reconnaître nos fautes, Il veut que nous éprouvions le regret de l'avoir offensé. Il veut encore constater notre résolution de faire demi-tour et de commencer une vie nouvelle. Quand Il voit ces dispositions en nous, Il nous accueille avec bienveillance et nous offre son pardon par Jésus-Christ qui, Fils unique du Père dans le sens absolu, a vécu la vie que nous aurions dû vivre et est mort de la mort qui aurait dû être notre partage, pour nous purifier de tout péché par Son sang et pour nous rendre acceptable à Dieu et apte à Son service.

Frédéric Buhler, 1955
Nous remercions M. Buhler pour son aimable autorisation.




Ajouter à :
Google!Facebook!Del.icio.us!
Dernière mise à jour : ( 08-09-2008 )
 
< Précédent   Suivant >
 
Go to top of page  Accueil | Réflexion | Historique | Missions | Liens | Contact | Administrateur | Centre Vinet |

© 2004-2017 Église Évangélique Baptiste de Colombes