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Samedi 17 novembre 2018
Rôle de la Bible auprès de l'humanité perdue Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par M. Raymond Tousch   
02-09-2006
(Romains 10 : 13-17, Jean 20 : 30)
1° Les possibilités de l'homme sans la Bible
Bible de Gutenberg

Sur le chemin de tout homme, deux témoins apparaissent et se proposent à lui pour orienter ses pas :

1) La création extérieure et visible. Tous n'ont pas la possibilité de se pencher sur le microscope pour explorer le royaume des infiniment petits ; bien peu peuvent sonder les profondeurs de l'étendue céleste au moyen du télescope ; mais, à coup sûr, chacun peut s'arrêter devant les manifestations les plus habi­tuelles de la vie végétale ou animale, et y observer une variété, une abondance, une richesse et une harmonie que rien ne peut égaler. Au delà d'un déploiement si extraordinaire de puissance de vie, tout coeur honnête pressentira Celui qui seul peut en être la source prodigieuse et intarissable, et dans l'adoration, il Lui rendra gloire et honneur. « Les perfections invisibles de Dieu, sa puissance éternelle et sa divinité, se voient comme à l'oeil... quand on les considère dans ses ouvrages » (Romains 1 : 20). Mais l'homme ne recule devant aucune subtilité, ni même devant aucune absurdité, pour nier ce Dieu-Créateur dont la gloire dans le moindre de ses aspects est insupportable à l'orgueil humain (Romains 1 : 21).

2) La conscience intérieure et invisible. Voix mystérieuse, mais combien réelle, qui fait retentir ses appels dans le coeur de l'homme, met ses volontés en suspens et le contraint à reconsidérer ses voies. Echo affaibli, mais puissant encore, de la Loi parfaite de ce créateur qui soutient toutes choses par sa parole puissante, et qui évoque, par l'autorité de son commandement à pratiquer le bien, un Dieu de justice absolue.

Placé en face de ce double et puissant témoignage, l'homme sincère sera amené : a) à l'adoration d'un Dieu dont il recon­naît l'existence mais qu'il ne peut approcher ; b) à un esprit de soumission à ce Dieu qu'il ne distingue que très imparfaitement, mais dont il sent la nécessité impérieuse ; c) à la crainte salutaire d'une justice dont il entrevoit la perfection.

La Bible a-t-elle quelque chose de plus à apporter ? Sans doute, mais avant d'aller plus loin, considérons en second lieu :

2° Ce que la Bible n'est pas destinée à apporter à l'homme

1) La satisfaction de sa curiosité naturelle.

Adam perdit sa royauté en Eden pour avoir espéré jouir des richesses de la connaissance en se passant de Dieu. L'homme contemporain continue sur ses traces. Comment Dieu pourrait-il encourager sa créature à se livrer aux attractions de ce qui n'est plus en soi qu'un mirage, puisque Dieu lui-même, la source de toute connaissance véritable, en est pratiquement exclu ! La Bible aura donc pour objectif central de ramener l'homme à la connaissance du vrai Dieu. Ainsi, quoique véridique dans les récits historiques, les faits archéologiques ou autres qu'elle mentionne, la Bible ne sera ni un livre d'histoire, ni un manuel de science, ni un recueil de poésies, ni rien de semblable.

2) Un palliatif aux réclamations de sa conscience.

L'homme peut donc voir la perfection de Dieu en considérant ses oeuvres. La Bible confirme cette perfection et démontre que les absolus qui s'y rattachent ne peuvent être satisfaits par des demi-mesures ou des trompe-l'oeil. La conscience, interprète défigurée mais combien vivace de ces absolus divins, ne peut être amenée au silence définitif par les élaborations les plus élevées de la philosophie humaine. Celle-ci, en définitive, laisse l'homme sur le plan humain de sa solitude et de ses échecs. Dieu en est absent. Tout en étant le livre le plus sûr au point de vue moral, la Bible, présence divine auprès des hommes, ne saurait donc être un simple code de morale.

3° Ce que la Bible est véritablement pour l'homme
Bibles

Que peut-elle donc être ? Simplement ce que nulle production humaine n'a jamais pu et ne pourra jamais être : l'instrument idéal et universel, préparé par Dieu et utilisé par le Saint-Esprit, pour amener l'homme à porter ses regards vers un Dieu dont la nature profonde reste insoupçonnée et inaccessible à son sens naturel, - nature que ni la création ni la conscience ne peuvent faire entrevoir - un Dieu dont l'essence même est l'Amour. La Bible seule en donne la démonstration à la fois transcendante et en quelque sorte palpable.

En un mot : la Bible, à l'encontre de toute science humaine, est une Révélation. C'est elle qui donne la valeur réelle des inconnues dans les équations de la vie et du péché. A l'homme d'en faire les applications pour découvrir que ces valeurs sont justes.

Sur quels points porte cette révélation, par rapport à l'homme perdu ?

1) Sur l'état de rébellion profonde de son être vis-à-vis de Dieu.

Habitué à s'estimer à sa propre mesure ou à celle des autres, l'étalon divin lui échappe entièrement. S'il en vient à imaginer que ses efforts ont pu l'amener sur les sommets de la morale, la parole divine retentit en ces termes : « Toutes vos oeuvres de justice sont à Ses yeux comme un linge souillé » (Esaïe 64 : 6). Qui donc, si ce n'est la parole de Dieu, dévoilera à l'homme son habileté instinctive à retoucher son propre portrait moral ? Il ne peut supposer être « étranger et ennemi de Dieu par ses pen­sées et ses mauvaises oeuvres ». Qui lui révèlera que son propre coeur est la centrale empoisonnée où s'élaborent les pensées se­crètes qui font de lui un ennemi de la pensée et de la volonté de son Créateur ? (Éphésiens 4 : 18 ; Colossiens 1 : 21). Si le pécheur ignore cet endurcissement et cette perversion de son propre coeur, « tout est à découvert aux yeux de Celui à qui nous devons rendre compte » (Hébreux 4 : 13), car « c'est Lui qui fait surgir des ténèbres les choses les plus cachées » (Job 12 : 22).

2) Sur le jugement à venir qui est la conséquence inévi­table. Qui pourrait, avec certitude, déclarer « qu'il est donné aux hommes de mourir une fois, après quoi suit le jugement » ? Qui pourrait parler de l'au-delà, si ce n'est Celui qui y habite de toute éternité et qui précise que « l'oeuvre de chacun sera manifestée » ?

3) Enfin, et par-dessus tout, les Ecritures nous révèlent Celui qui en remplit les pages de Sa Personne adorable, par qui et pour qui toutes choses ont été créées et subsistent ; Celui qui est l'image du Dieu invisible, en qui Dieu s'est plu à faire habiter toute plénitude (Colossiens 1) ; Celui qui porte le nom qui est au-­dessus de tout nom, le seul qui ait été donné aux hommes par lequel ils puissent être sauvés : Jésus-Christ.

Quel autre livre aurait pu sonder l'éternité passée et révéler que ce Jésus, Agneau de Dieu, avait été prédestiné dès avant la fondation du monde ? Quel autre livre aurait pu annoncer si précisément sa première venue et prédire avec tant de sûreté son prochain et glorieux retour ? Enfin, quel autre livre aurait pu, tout en retraçant fidèlement la ligne des faits historiques, lever un coin du voile derrière lequel s'est livré le drame du Calvaire ? Seule la Bible, Parole de Dieu, pouvait en donner la signification réelle, révéler la substitution qui y fut accomplie, annoncer la victoire éternelle qui y fut remportée sur la cause de notre séparation d'avec Dieu, et ouvrir par là même à l'homme la voie de la réconciliation et de la vie éternelle. Comment est-il possible que les pages d'un tel livre puissent être si souvent négligées ? Comment ne pas désirer ardemment Ies méditer, alors que le résultat n'est rien moins que la vie éternelle.

« Ces choses ont été écrites, Afin que vous croyiez que Jésus est le Christ et qu'en croyant, vous ayez la vie par son nom » (Jean 20 : 30).

R. TOUSCH, pasteur de l'église de Colombes de 1958 à 1977
le Lien Fraternel
, octobre 1953




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Dernière mise à jour : ( 07-07-2008 )
 
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