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Mardi 25 septembre 2018
Les cataclysmes Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Joël R.   
03-03-2006
Index de l'article
Les cataclysmes
Page 2

Ces cataclysmes qui dépassent l'entendement :
Fatalité implacable ou remise en cause salutaire ?

Mieux vaut aller dans une maison de deuil que dans une maison de festin, car c'est là la fin de tout homme, et celui qui vit prend la chose à cœur. Ecclésiaste 7:2
...et, au jour du malheur, réfléchis. Ecclésiaste 7:14

Personne ne peut (et ne doit !) rester insensible à la détresse humaine. Elle nous touche d'autant plus qu'elle résulte non de la faute d'autrui mais bien des éléments naturels déchaînés. En effet, depuis quelques décennies, une véritable accélération de malheurs s'abat sur notre terre. Les cataclysmes sont de plus en plus nombreux, violents, meurtriers mais aussi très variés tant dans leurs manifestations que dans leur localisation géographique...
Au-delà de la surprise, de la violence, de la situation géographique, au-delà aussi de l'immédiate et nécessaire mobilisation pour secourir les rescapés, cette détresse devrait nous amener à réfléchir sur notre propre condition, sur cette question plus lourde, plus sérieuse et plus importante aussi : Pourquoi ?

Fin des utopies, mais « Science Attitude » !
Paris, 2001

Jamais civilisation n'avait connu pareil développement technique et scientifique. Jamais non plus, elle n'en avait eu autant conscience. Elle est si imbue et si sûre d'elle-même qu'à grand peine lui a-t-on suggéré l'utilité d'un « conseil éthique », tant l'idée même du religieux lui est devenue étrangère. Nous vivons une période dans laquelle jamais l'être humain, tant par sa science, sa sagesse, son indépendance de pensée, sa maîtrise de systèmes socio-politiques, de techniques prodigieuses, n'a fondé autant d'espoir... sur ce qu'il met lui-même en place. J'en veux pour preuve les nombreux rêves utopiques ou intéressés qui ont guidé la marche des peuples ces dernières décennies. Tous avouaient plus ou moins ouvertement travailler à la construction de sociétés idéales d'où seraient bannies les guerres (au moins les mondiales !), les racismes et autres exclusions de tous ordres. Une nouvelle fraternité humaine, sans confrontation religieuse se mettait à rêver à une sorte d'éternité... Pourtant, après tant d'espoirs et d'efforts réunis, constatant avec soulagement qu'enfin plusieurs systèmes jugés ennemis s'écroulaient sur eux-mêmes, l'Humain pensait bien être arrivé à se libérer des antiques craintes de l'au-delà par la recherche de loisirs et de plaisirs dans une vie jamais assez remplie. Il se voit rassuré par les innombrables promesses du libéralisme effréné, en voie de mondialisation. Il devient pleinement confiant dans sa capacité à trouver en lui-même une solution à chacun de ses problèmes par le développement d'une science multidisciplinaire toute puissante, sans partage, incroyablement sophistiquée, et surtout chapeautée par l'absence de conscience limitative.

Tous égaux devant la crainte de ces temps qui nous sont hostiles !

Voilà donc cet Humain, fort de tous ses outils, ses certitudes et ses techniques, rendu désemparé, effaré, impuissant, face à des cataclysmes qui le dépassent et réveillent en lui des peurs dignes de celles de « l'an mil ».

Oui, voilà maintenant que la terre elle-même semble s'acharner contre ces élans salvateurs ! Il ne se passe pas une semaine sans que les médias nous exposent, quasiment en direct, à un déchaînement naturel parcourant le tour du globe et n'épargnant personne. Riches ou pauvres, religieux ou athées, chrétiens ou musulmans, hindouistes ou animistes, tous doivent déplorer humblement leur surprise face à l'ampleur des dégâts et leur impuissance à réagir correctement au moment opportun. N'avons-nous pas vu certaines armées ou pays, ennemis avant les évènements, se réconcilier (au moins pour un moment) dans le but de s'accorder une aide mutuelle tant la détresse était immense ?

Conscience d'aujourd'hui et angoisse du passé

Nous, Européens, avons bien retenu dans notre « inconscient collectif » les ravages d'une grippe espagnole qui sévit en Europe après la première guerre mondiale, tuant des millions d'individus. Restent aussi gravées ces terribles épidémies de pestes. Ressurgissant du fin fond du Moyen Age, elles nous rappellent combien nos ancêtres furent démunis face à tant de mortalité. Ils se tournèrent alors vers une religion devenue malheureusement abusive, inconsidérée, qui brandissait l'enfer comme la meilleure des houlettes mais qui n'apportait alors qu'un secours mensonger aux angoisses de ces âmes : l'automatisme d'un rite sans vie, d'un sacrement accordé sans la vie de la foi.

Notre entendement est dépassé !
Alsace, après décembre 1999

Oui, osons l'avouer, malgré notre superbe, nos certitudes et nos religions, nous devons reconnaître notre réel dépassement.
Oserais-je dire « enfin » ? N'en avions-nous pas besoin, nous, Occidentaux ? Voilà longtemps que cela ne nous était plus arrivé !
Jusqu'à présent c'était toujours la faute de quelqu'un, de l'autre... celle de l'Anglais qui a brûlé Jeanne d'Arc, de l'envahisseur turc ou japonais, du colonialiste français, du juif avare, de Lénine œuvrant à faire du passé table rase, d'Hitler et de son néopaganisme génocidaire, de l'impérialiste américain, de l'étranger rebelle et terroriste, des fanatiques religieux et de leurs dangereux combattants... la liste est si longue. Oui, reconnaissons que ce type d'échappatoire, d'excuses ne suffisent plus. Même les critères techniques objectifs tels que le réchauffement climatique dû à l'impressionnante augmentation de l'activité industrielle mondiale ne suffisent plus à expliquer la prolifération de ces catastrophes plus meurtrières les unes que les autres.

Hasard « scientifique » ou punition de Dieu ?

Bien que cela soit resté fort discret (certainement pour ne pas attiser les susceptibilités) quelques personnes attentives auront su détecter de curieuses invectives relatées par la presse grand public : dès le lendemain de l'un ou l'autre de ces cataclysmes, certains religieux se sont permis de lancer de véritables anathèmes et des jugements au nom de Dieu, allant jusqu'à parler de « punition divine » à l'intention des impies et de leurs mœurs dépravées (et combien le sont effectivement). La question se pose avec d'autant plus d'acuité que, quelques semaines après, ces mêmes religieux ont dû déplorer dans leur propre pays (celui des « croyants purs »), un nombre de victimes plus élevé encore ! Ceux-là même qui osèrent étaler publiquement la haine de leur adversaire ont-ils osé s'appliquer à eux-mêmes ce qu'ils déduisaient pour leurs ennemis ? Je n'en ai pas entendu parler. Au-delà de l'extrémisme évoqué à l'instant, la question reste entière et il ne faut pas l'éluder.

Mais Pourquoi cela ?

En un sens, Jésus le Christ a déjà répondu à cette question lorsqu'il évoque la mort de dix-huit personnes sur qui s'est écroulée une tour. « Croyez-vous qu'elles soient plus coupables que tous les autres habitants ? Non, je vous le dis. Mais si vous ne vous repentez, vous périrez tous également » Luc 13 v 4 et 5. La mort dont il veut parler, celle qu'il faut craindre, est la perdition éternelle. Cette mort suivra la mort physique si une sérieuse remise en question et un vrai retour à Dieu ne s'est pas effectué par la foi au sacrifice expiatoire de Jésus.



Dernière mise à jour : ( 27-10-2006 )
 
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