L'homme ne vivra pas de pain seulement mais de toute parole qui sort de la bouche de l'Eternel.
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Dimanche 3 juin 2012
Félix Neff Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Philippe T.   
16-11-2005
Félix Neff
Félix Neff

Titre du livre : Félix Neff, l'Apôtre des Hautes-Alpes
Auteur : S. Lortsch
Edité par la Nouvelle Société d'Editions de Toulouse en 1941 (3e édition)

Cette biographie se déroule au début du XIXe siècle.
Nous vous en recommandons la lecture.

1. Enfance et jeunesse.

Félix Neff est né à Genève en 1797, dans une famille protestante non pratiquante. Toutefois, dès sa plus tendre enfance, il prend plaisir à assister aux assemblées protestantes. Doté d’un caractère affirmé et plein de courage, le jeune Félix Neff apprend le métier de jardinier tout en étudiant seul la botanique, l'histoire, la géographie, le latin, les mathématiques... Pour subvenir aux besoins de sa famille, il s'engage à 17 ans dans l'armée et devient rapidement sergent. Cependant, il est continuellement tourmenté par sa quête de Dieu. Il fait alors cette prière : «Ô mon Dieu, quel que tu sois, fais-moi connaître ta Vérité ; daigne te manifester à mon coeur !».

2. Sa conversion.

Alors qu'il est en garnison à Genève, Monsieur Malan, pasteur évangéliste, lui donne de petites brochures traitant du «grand mystère de la Rédemption».
Il reçoit avec joie la bonne nouvelle du salut en Jésus-Christ et se joint à l'église qui se réunissait alors au Bourg-de-Four, à Genève.

3. Les premières années de son ministère.

Depuis sa découverte de la Vérité, Félix Neff annonce la Parole de Dieu avec zèle dans tous ses déplacements. Libéré de son engagement militaire, il travaille comme ouvrier tout en annonçant l'Evangile dans les cantons de Neuchâtel, Vaud et Bâle, ainsi que dans le Jura Bernois. Cependant, à diverses occasions il doit faire face à l'opposition des pasteurs officiels qui lui reprochent son manque de respect de la liturgie.

En 1821, il remplace un pasteur à Grenoble où il acquiert la conviction de sa propre faiblesse et de la nécessité de la prière personnelle. Pendant quelques mois, il remplace un des pasteurs de Mens (à une soixantaine de kilomètres au sud de Grenoble). Félix Neff y souffre tout d’abord de la froideur des fidèles mais il est néanmoins encouragé par l'intérêt croissant de la population. Là, il sera à l’origine d’un véritable réveil. Il travaille en étroite collaboration avec le Pasteur Blanc et écrit le cantique C'est Golgotha, c'est le calvaire sur l'air de La Marseillaise.

En mai 1823, Félix Neff se rend à Londres pour se faire consacrer pasteur.

A son retour à Mens il reçoit un accueil chaleureux de la population malgré l'opposition du pasteur en titre. Pour éviter les troubles Félix Neff demande à se retirer et quitte Mens en août 1823.

4. Son ministère dans les Hautes-Alpes.

L’évangéliste s'établit alors à Briançon et visite sans tarder les églises de la région où il doit lutter contre les influences de la doctrine catholique romaine et contre l’extrême pauvreté qu’il rencontre. Il dit lui-même : «L'oeuvre d'un évangéliste dans les Alpes ressemble beaucoup à celle d'un missionnaire chez les sauvages ; car le peu de civilisation que l'on trouve dans ces lieux est plutôt un obstacle qu'un secours. De toutes les vallées que je visite, celle de Freyssinières est, sous ce rapport, la plus reculée ; il y faut tout créer : architecture, agriculture, instruction ; tout y est dans la première enfance.»

Les tournées paroissiales font environ trois cent vingt kilomètres qu'il accomplit en vingt et un jours. Pendant quatre ans, Neff ne dormira pas cinq nuits de suite dans le même lieu.

Infatigable, il procure une instruction religieuse et scolaire à tous. Ainsi, il crée à Dormillouse une Ecole Normale et s'engage d’autre part dans une œuvre sociale, instruisant les paysans sur les méthodes d'irrigations. Il travaille aussi à rendre leur habitat plus salubre.

Le travail d'évangélisation est alors laborieux et souvent décourageant. Toutefois, en 1825, l'Eternel suscite un nouveau réveil à Freyssinières. Félix Neff fonde même une Société biblique qui permettra à chaque famille d’avoir une Bible ou un Nouveau Testament. Dans son message, l’évangéliste montre son zèle pour Dieu et son rejet d’une vie pour la terre (1 Pierre 2 v. 11). Il s’oppose notamment aux mondanités du moment que sont les bals.

5. Fin de sa vie.

Durant l'été 1826, sa santé s'affaiblit mais il continue à tenir des réunions dans tous les villages de sa paroisse. Epuisé, il confie son oeuvre au frère Jean Rostan, un de ses anciens élèves, et quitte les Hautes-Alpes pour retourner à Genève. Atteint du cancer, il n'en continue pas moins son oeuvre d'évangélisation et de soutien épistolaire aux chrétiens des Hautes-Alpes. Son médecin lui prescrit les eaux de Plombières où il se rend et y tient des réunions. Dans un état de grande faiblesse, il retourne à Genève. Il ne peut plus quitter son lit mais écrit encore. Dans sa dernière lettre, aux chrétiens de Mens, il écrit : «Je monte vers notre Père, en pleine paix ! Victoire ! Victoire ! Victoire par Jésus-Christ !». Il décède en 1829 à l'âge de 32 ans.

* * * * *

«J'ai combattu le bon combat, j'ai achevé la course, j'ai gardé la foi.» 1 Tim. 4 v. 7




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Dernière mise à jour : ( 20-05-2008 )
 
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